L'Hebdo

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L'Hebdo est le bulletin hebdomadaire du Service d'information sur les marchés des Producteurs de grains du Québec. Il fait le point sur les faits saillants des marchés pour la semaine.


Dernière édition : Semaine du 30 janvier au 3 février 2023

Date de publication : Le 6 février 2023

 

Le soya continue de dominer la Bourse de Chicago. Le marché suit de près la météo en Argentine, le rythme lent du battage au Brésil et la demande à l’exportation.

 

À la suite des pluies reçues au cours des deux dernières semaines, on note une amélioration de la condition des cultures en Argentine. La Bourse des grains de Buenos Aires nous apprend que 22 % du maïs est en bonne ou excellente condition, comparativement à 12 % auparavant. Par ailleurs, 12 % du soya est dans cette même catégorie, contre 7 % auparavant. Malgré ces améliorations, la condition globale des deux grains demeure médiocre puisque 39 % du maïs et 46 % du soya sont toujours dans une condition allant de mauvaise à très mauvaise. De bonnes pluies sont nécessaires en février pour améliorer l’état des cultures, ou à tout le moins le stabiliser.

 

Les pluies soutenues dans les États clés du Brésil (Mato Grosso et Mato Grosso do Sul) ont été très favorables aux rendements du soya, mais elles sont en train de ralentir la récolte. Le battage de la fève est complété à 5 %, comparativement à 10 % l’an passé à pareille date. De plus, les précipitations risquent de retarder les semis de la deuxième récolte de maïs safrinha. Idéalement, les producteurs brésiliens souhaitent semer le maïs safrinha avant le 20 février. Pour cela, il faut d’abord qu’ils récoltent le soya.

 

La demande à l’exportation pour la fève demeure bien soutenue. Les exportations hebdomadaires américaines se sont établies à 1,86 million de tonnes (Mt) de soya, 528 000 tonnes de maïs et 445 000 tonnes de blé. Par rapport à l’an passé, les exportations cumulées accusent des retards de 1,3 % pour le soya, de 2,9 % pour le blé et de 31,4 % pour le maïs. Par ailleurs, les ventes hebdomadaires américaines à l’exportation sont très bonnes pour le maïs, conformes aux attentes pour le soya et médiocres pour le blé. Pour l’année en cours, elles se sont établies à 1,6 Mt de maïs, 736 000 tonnes de soya et 136 000 tonnes de blé. Par rapport à l’an passé, les ventes cumulées sont en avance de 4,7 % pour le soya, mais elles accusent des retards de 6,3 % pour le blé, et surtout de 43,2 % pour le maïs.

 

Le marché demeure incertain quant à la demande chinoise de grains, alors que ce pays est le premier importateur mondial. Depuis le revirement spectaculaire de la politique gouvernementale en matière de COVID, le marché espère que la propagation fulgurante du coronavirus mènera à une immunité collective, et que la situation reviendra rapidement à la normale après le pic des décès. Mais cela demeure incertain : la Chine pourrait avoir une autre vague de contaminations et de mortalités, ce qui viendrait contrecarrer la reprise économique.

 

Les exportations cumulées de grains de l’Ukraine à partir des trois corridors maritimes ont totalisé 19 Mt depuis le 1er août, soit une moyenne mensuelle de plus de 3,1 Mt. Ces chiffres n’incluent pas les exportations par voie terrestre, ferroviaire et fluviale.

 

Le Brésil a mis fin à l’exemption de taxes sur les importations d’éthanol, et a institué une taxe de 16 %. Cette mesure touchera surtout les États-Unis, qui étaient le principal fournisseur.

 

Pour livraison immédiate, les bases locales ont commencé la semaine à 2,22 $ CA/bu pour le maïs et 5,52 $ CA/bu pour le soya, et elles ont fini à 2,16 $ CA/bu et 5,46 $ CA/bu, respectivement. Pour livraison à la récolte, les bases ont débuté à 2,23 $ CA/bu pour le maïs et 3,81 $ CA/bu pour le soya, et elles ont terminé à 2,09 $ CA/bu et 4,39 $ CA/bu, respectivement.

 

Évolution des contrats à terme du maïs et du soya à la Bourse de Chicago (source Reuters)

Source: Reuters

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