L'Hebdo - 23 août 2021

L'Hebdo est le bulletin hebdomadaire du Service d'information sur les marchés des Producteurs de grains du Québec. Il fait le point sur les faits saillants des marchés pour la semaine.


Dernière édition : Semaine du 16 au 20 août 2021

Date de publication : Le 23 août 2021

 

Les contrats à terme ont eu une semaine nettement baissière à la Bourse de Chicago. La raison de cette forte correction baissière n’est pas claire. Certains l'attribuent aux tournées des grandes cultures qui ont lieu présentement et qui rapportent de très bonnes conditions dans certains États de l’Est. D’autres pointent du doigt l’ascension marquée du dollar américain depuis quelques jours (le huard est repassé en dessous de 0,78 $ US). Finalement, il y a ceux qui soulignent le fait que les Chinois n’ont pas acheté du maïs américain depuis le mois de mai. En fait, la baisse boursière est peut-être tout simplement due au fait que le battage commence à se rapprocher.

L’état hebdomadaire des cultures s’est dégradé aux États-Unis. En effet, 57 % du soya et 62 % du maïs sont en bonne ou excellente condition, soit des baisses respectives de 3 % et de 2 %.

La production hebdomadaire américaine d’éthanol continue de fléchir. Elle s’est établie à 973 000 barils/jour, en baisse de 13 000 barils/jour. Les inventaires ont diminué de 718 000 barils, atteignant 21,56 millions de barils.

La demande à l’exportation pour les grains américains demeure bonne. Les ventes hebdomadaires américaines ont été satisfaisantes pour le maïs et le blé, et supérieures aux attentes pour le soya : celles pour 2020-2021 se sont situées à 216 499 tonnes (t) de maïs et 67 687 t de soya et celles pour 2021-2022 se sont établies à 509 987 t de maïs, 306 678 t de blé et 2,14 millions de tonnes (Mt) de soya. La demande chinoise de soya américain bat son plein à nouveau – reste à voir si les achats de maïs vont reprendre prochainement.

Les États-Unis ont expédié 755 000 tonnes de maïs, soit un rythme similaire à celui de la semaine précédente. Depuis le début de l’année récolte, les expéditions ont totalisé 64,4 Mt, soit 91 % de la prévision annuelle de l’USDA. Comme l’année récolte s’achève au 31 août, les États-Unis n’arriveront probablement pas à exporter 70,5 Mt de maïs en 2020-2021 comme le prévoit l’USDA dans son dernier rapport. Cela est principalement dû à des reports de ventes vu qu’il y a eu peu d’annulations. Pour ce qui est du soya, les expéditions totalisent 58,7 Mt, alors que l’USDA estime les exportations à 61,5 Mt – la prévision est donc réalisée à plus de 95 %.

L’été a été particulièrement pluvieux en Europe. La qualité du blé français est médiocre; celle du blé allemand s’annonce moyenne alors que le battage tire à sa fin.

La Financière agricole du Québec nous apprend qu’au 17 août le développement du soya était en retard dans les régions de Lanaudière, des Laurentides, de la Mauricie et de la Montérégie – secteurs de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu. Le développement est variable selon les régions; la formation et le remplissage des gousses sont en cours. Le développement du maïs est en retard dans les régions de Lanaudière, des Laurentides et de la Montérégie – secteur de Saint-Hyacinthe. Le développement des épis a débuté. La récolte des céréales de printemps a débuté dans la normale ou en avance dans la plupart des régions – elle est terminée en Outaouais. Par ailleurs, la récolte des céréales d’automne est terminée en Montérégie, en Estrie, dans Lanaudière et en Outaouais; elle est en cours dans les autres régions. Le rendement prévu est dans la normale ou supérieur à celle-ci dans la majorité des régions; la qualité prévue est dans la normale.

Selon le Réseau Grandes cultures du Québec (RGCQ), le rendement du blé d’automne devrait être bon, voire très bon. La survie à l’hiver a été très bonne partout au Québec, un indice habituellement lié à de très bons résultats. Malgré l’absence de maladies et d'insectes, le portrait est à l’opposé pour les céréales de printemps : le RGCQ s’attend à des résultats allant de moyens à médiocres. Tout comme en 2020, la sécheresse au printemps est la principale raison d’une récolte qui s’annonce décevante. Les résultats vont dépendre de la pluviométrie, qui a été très variable selon les zones.

Les bases locales du maïs ont commencé la semaine à 3,73 $ CA/bu pour livraison immédiate et 1,83 $ CA/bu pour livraison à la récolte; elles l’ont terminée à 3,90 $ CA/bu et 2,10 $ CA/bu, respectivement. Quant au soya, le lundi les bases s’établissaient à 3,49 $ CA/bu pour livraison immédiate et 2,91 $ CA/bu pour livraison à la récolte, et elles ont clôturé la semaine à 4,16 $ CA/bu et 3,36 $ CA/bu, respectivement.

 

Évolution des contrats à terme du maïs et du soya à la Bourse de ChicagoSource  : REUTERS