L'Hebdo - 30 août 2021

L'Hebdo est le bulletin hebdomadaire du Service d'information sur les marchés des Producteurs de grains du Québec. Il fait le point sur les faits saillants des marchés pour la semaine.


Dernière édition : Semaine du 23 au 27 août 2021

Date de publication : Le 30 août 2021

 

Les marchés ont été influencés par la diminution de la condition de bonne à excellente du maïs et du soya aux États-Unis et les ventes régulières annoncées par l’USDA. Selon le rapport de l’état des cultures de l’USDA, la condition de bonne à excellente s’est inclinée de 2 % pour le maïs (60 %) et de 1 % pour le soya (56 %). L’USDA a déclaré des ventes de grains américains totalisant 526 150 tonnes (t) de soya, principalement pour la Chine, et 833 900 t de maïs majoritairement pour le Mexique. De plus, les contrats à terme ont été sous la pression de la nouvelle récolte qui devrait débuter incessamment pour le maïs et le soya.

Les ventes hebdomadaires américaines à l'exportation ont été conformes aux attentes pour le maïs et le soya, et décevantes pour le blé. Celles-ci ont totalisé 1,83 million de tonnes (Mt) de soya, 691 000 t de maïs et 116 000 t de blé. La production américaine d’éthanol s’est inclinée de 40 000 barils par jour pour se situer à 933 000 barils par jour, soit le niveau le plus faible depuis mars dernier.

Les relations entre Pékin et Washington sont toujours aussi tendues. Kamala Harris, vice-présidente des États-Unis, a accusé la Chine d’intimidation et de coercition en Asie du Sud-Est afin d’assurer sa légitimité en mer de Chine méridionale. Pékin a répliqué que les États-Unis usaient du droit pour asseoir leur hégémonie et a critiqué leur débâcle en Afghanistan. En somme, ces échanges de déclarations acerbes de part et d’autre sapent toute chance d’une quelconque résolution de la guerre commerciale sino-américaine, qui est relayée au second plan depuis l’élection de Joe Biden.

Des consultants de France ont révisé à la baisse leur prévision de la production de blé français à 34,93 millions de tonnes (Mt), ce qui est inférieur à la moyenne des dix dernières années. Le mauvais temps au cours de l’été aurait nui au remplissage du grain et dégradé la qualité du blé. D’ailleurs, la baisse de la qualité du blé français ne fera pas diminuer la quantité de farine boulangère en France, mais entrainera une augmentation de son coût de production à cause de l’opération de triage. Par ailleurs, le système de surveillance des cultures de l’Europe a corrigé à la baisse le rendement du blé en raison d’un fléchissement du rendement en Allemagne.

L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis aurait recommandé une réduction rétroactive de l’objectif de production de biocarburant à mélanger à l’essence pour 2020. Cette mesure étant rétroactive, elle risque d’entrainer une baisse de la demande en éthanol pour 2021.

La récolte de maïs safrinha est complétée à 79 % et le rendement serait catastrophique. Celui-ci aurait généralement diminué de 40 à 60 %. Une firme de consultants a même réduit son estimation de la production brésilienne de maïs de 22,4 Mt pour la situer à 59,6 Mt. Cette dernière correction semble exagérée. Toutefois, l’estimation de la récolte de maïs à 87 Mt risque d’être corrigée à la baisse dans son prochain rapport mensuel.

Le Conseil international des céréales a diminué la récolte mondiale de blé de 6 Mt en raison de la baisse de la production de 6 Mt en Russie, 4 Mt au Canada et 1,3 Mt aux États-Unis, qui a été partiellement compensée par un redressement de 2,5 Mt en Ukraine et de 1,2 Mt en Australie. Sovecon, une firme de consultants russes, a réduit les exportations de blé russe de 3,2 Mt pour les établir à 33,9 Mt, soit les exportations les plus faibles depuis les cinq dernières années.

Les bases locales de maïs sont restées stables cette semaine. Elles ont commencé la semaine à 3,81 $ CA/bu pour livraison immédiate et 2,10 $ CA/bu pour livraison à la récolte, et elles l’ont terminée respectivement à 3,87 $ CA/bu et 2,12 $ CA/bu.

 

Évolution des contrats à terme du maïs et du soya à la Bourse de ChicagoSource  : REUTERS