État des cultures - Juillet 2020

État des cultures - Juillet 2020

 

Voici une mise à jour de l’état des cultures en lien avec la sécheresse des dernières semaines.  La situation varie cependant en fonction des secteurs et de plusieurs facteurs, dont la date des semis et le type de sol.

 

En date du 31 juillet

Au cours du mois de juillet, plusieurs régions ont reçu des précipitations. Le portrait demeure très variable à l’intérieur d’une même région en raison des précipitations souvent localisées.

 

Abitibi-Témiscamingue

Abitibi

Mise à jour à venir.

 

Rouyn-Noranda

Situation en date du 24 juillet

Il y a eu beaucoup de pluie et la situation continue de s’améliorer. Pour le foin, même si la première fauche a été moins importante, la deuxième s’annonce abondante. La hauteur du blé est normale. L’avoine nue est fournie et le rendement est bon. Quant au canola, il semble en santé.

La pluie a toutefois apporté son lot de mauvaises herbes (on a mentionné le laiteron).

 

Témiscamingue

De la verse a été observée dans les champs, surtout pour le blé. Le canola est entré en floraison en période de chaleur intense, ce qui a causé des craintes. Il y a eu beaucoup de pluie, avec des précipitations qui se sont souvent manifestées sous forme d’orages.

 

Centre-du-Québec

Mise à jour à venir

 

Situation en date du 24 juillet

Bien que la sécheresse ait causé des pertes dans le Centre-du-Québec, la situation pour les céréales avance relativement bien. Les dommages concernent principalement les producteurs de lait qui vont avoir besoin de foin.

La récolte de blé dans le Centre-du-Québec devrait avoir lieu durant la première quinzaine du mois d’août. Grâce aux quelques précipitations reçues, le soya s’est bien repris et se porte bien. Pour le maïs, cela s’annonce vraiment mieux que ce qui était prévu et les cultures se portent très bien.

 

Chaudière-Appalaches et Rive-Nord 

Les deux régions sont fortement touchées par la sécheresse. On estime les pertes de rendement à environ 40 % à 60 %. Pour les deux secteurs, la pluie des dernières semaines a un peu aidé, mais le mal est fait. D’ailleurs, avec l’eau reçue dans les derniers jours, on remarque l’éclosion de beaucoup de mauvaises herbes à travers les champs ce qui causera un méli-mélo d’un peu de tout lors des récoltes.

Le soya est la production la moins touchée par la sécheresse dans les deux régions. Même si la pluie a aidé, il est quand même en retard et la croissance est inégale et irrégulière. On surveille aussi les maladies qui pourraient s’attaquer à ce type de production.

Pour le blé, l’avoine et l’orge, les rendements ne seront pas au rendez-vous. Certains producteurs ont dû recommencer à zéro et semer à nouveau. Les épis ne sont pas pleins, car les céréales ont manqué d’eau à une période cruciale de leur développement. C’est donc plus difficile pour ces céréales, surtout pour les champs d’orge où les dommages sont irréversibles.

Pour le maïs, les épis sont plus petits et on remarque une irrégularité dans les plants. La situation est moins désastreuse pour ce type de culture bien que le rendement soit inférieur à celui des années passées.

Dans le secteur de Charlevoix, plusieurs producteurs de grandes cultures sont aux prises avec le ver-gris moissonneur, un ravageur qui peut se nourrir des racines, de la base des plants (collet), du feuillage et parfois même des fruits des plantes hôtes.

 

Est-du-Québec

Dans presque toute les MRC du territoire, on constate que la levée a été très inégale. En général, les superficies qui ont été semées plus tôt semblent avoir soufferts davantage du manque d’eau, ce qui aura un impact sur le rendement de celles-ci. Les rendements escomptés sont meilleurs pour les terres plus « lourdes » que pour les terres plus sablonneuses. Dans la plupart des secteurs, les producteurs mentionnent que la paille sera courte.

Les pluies des dernières semaines (peu abondantes mais un peu plus régulières qu’en juin) vont probablement permettre d’éviter la catastrophe qu’on l’on pouvait anticiper si la situation de juin avait prévalue en juillet.

En général, tout dépendant des secteurs, on anticipe présentement des rendements qui varieront de « légèrement en bas de la moyenne » à « dans la moyenne ».

 

Estrie

L’Estrie a reçu de la pluie cette semaine. Il fait chaud, humide et ça pousse! Du côté des cultures, il y a peu de changement comparativement à la semaine dernière.

 

Situation en date du 24 juillet

La situation semble s’être stabilisée en Estrie. Les quelques jours de pluie cette semaine ont aidé. Toutefois, le manque d’eau du début de la saison va inévitablement se répercuter sur le rendement à la fin de la saison. Actuellement, une soixantaine de dossiers sont ouverts à la FADQ pour des avis de dommages.

La situation est toutefois très inégale selon les territoires en raison des quantités d’eau différentes qui ont été reçues. Dans la couronne de Sherbrooke et le Val-Saint-François, ça a été particulièrement sec au début de l’été, certains producteurs ont même eu peur de perdre la totalité de leurs cultures. La pluie est arrivée juste à temps.

Pour le maïs et le soya, la situation semble s’être replacée, mais la levée s’avère un peu inégale. On anticipe tout de même des baisses de rendement, car le temps était vraiment sec. Les épis vont probablement être plus petits. Cette semaine, les croix sont sorties dans les champs de maïs mais, là aussi, c’est assez inégal.

Pour les céréales, la situation est plus difficile. Le blé d’automne s’en tire bien, mais le blé de printemps semble avoir un peu plus de difficultés. Le temps chaud et sec risque d’affecter le rendement, notamment pour la paille. Dans le blé de printemps, certains producteurs ont remarqué que plusieurs grains manquent dans les épis.

 

Lanaudière

Pour cette semaine, il n’y a pas de changement majeur dans les champs. Pour le maïs et le soya, les conditions de croissance sont favorables et ont permis de rattraper le retard de croissance du début estival. Rien de catastrophique pour les récoltes en vue, plus de peur que de mal suite à la sécheresse du mois de juin.

Pour le blé, le mal est fait. Il n’y a pas eu de rétablissement de la situation et on peut anticiper un faible rendement d’environ 55 à 60% d’un rendement normal.

 

Mauricie

Informations via les administrateurs Grain.

Les céréales à paille ont manqué d’eau alors que les grains étaient en remplissage; ce sera irrécupérable! Cela va donc affecter négativement le poids spécifique avec des grains plus légers et petits. La pluie des derniers jours est malheureusement arrivée trop tard!

Concernant les cultures biologiques dans Mékinac, le blé semé tôt dans les champs plats semble s’en tirer mieux s’il n’est pas trop long. Quant à l’avoine et l’orge, ils ont souffert (levée inégale, courts et variables dans le même champ).

Le foin est affecté par le manque d’eau. Il y a un retard dans le début de la deuxième coupe, elle est peu entamée au 22 juillet. Les rendements de la première coupe sont de 30 à 50% des rendements habituels. Il devrait manquer de fourrage pour les animaux. Il faudra plus d’ensilage de maïs pour compenser le manque de foin, donc les superficies de maïs grain risquent de diminuer, car elles seront utilisées pour le maïs ensilage. Le maïs grain a profité de la pluie des derniers jours, même si la situation reste variable selon les champs. Pour le soya, l’état est variable (selon le type de sol, la situation lors de la levée, etc.). Certains champs sont beaux, tandis que c’est plus difficile pour d’autres. La germination est assez inégale dû au manque d’eau. Le soya a profité de la pluie des derniers jours.

Beaucoup de retard et de variations dans les cultures; les pertes sont inévitables.

 

Montérégie

Mise à jour à venir

 

Situation au 24 juillet

Plus de 30 mm de pluie reçus depuis une semaine. Le soya semble moins souffrir de la sécheresse et commence à former des gousses. On assiste à une pleine floraison. Le taux d’humidité du sol est acceptable, mais bas. Le maïs se comporte assez bien, mais inégal et les croix sortent sporadiquement depuis une semaine. Le manque de pluie les semaines passées a laissé des traces pour l’orge et le blé dont la récolte peut être affectée.

Globalement, les pluies de la dernière semaine ont permis un changement positif dans l'état des cultures.

 

Outaouais-Laurentides

Mise à jour à venir

 

Situation au 24 juillet

Dans les Laurentides, les petites céréales sont très courtes. Il y aura très peu de paille et très peu de grain. Le déficit hydrique du début de saison fait qu’il y a un manque de fourrage. La deuxième coupe n’est pas commencée partout. Les rendements restent très variables selon le champ et le type de sol. Pour le maïs, c’est très variable. La croissance est inégale, entre 3 et 8 pieds de haut dans le même champ. Le soya semble moins affecté pour le moment.

En Outaouais, pour le moment, les rendements sont encore entre 40 et 50 %. Les producteurs bovins et ovins ont beaucoup d’inquiétudes, certains ont refait creuser des puits. Le manque d’eau se fait sentir. Les pâturages ne seront plus capables de fournir suffisamment d’ici le milieu du mois d’août si le déficit hydrique et les températures élevées continuent.

 

Saguenay ̶ Lac-Saint-Jean  

Mise à jour à venir

 

Situation au 24 juillet

Au cours des deux dernières semaines, il y a eu des précipitations dans tous les secteurs de la région. Les cultures de soya, de maïs et de canola semblent s’en sortir, mais les céréales à paille ont beaucoup souffert en juin. Les effets de la sécheresse sont encore visibles : paille courte, épis plus petits et présence de maladies dans certains champs.