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Grains biologiques : Évolution des prix locaux

Le rapport des prix moyens pondérés FAB ferme (S/tonne) pour les grains biologiques a été mis à jour le 20 février 2026.

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Tendances des prix du maïs et du soya au Québec - Février 2026

Les informations publiées proviennent de sources réputées fiables. L’analyse est basée sur les informations disponibles et elle doit être utilisée à titre indicatif seulement. Les Producteurs de grains du Québec ne peuvent être tenus responsables d’éventuelles erreurs. Les opinions émises n'engagent pas la responsabilité des Producteurs de grains du Québec quant aux décisions des lecteurs.

 

► 25 février 2026

Bourse

26 janvier 2025

24 février 2026

Variation ($)

Variation (%)

Contrat maïs mars 2026 ($ US/bu)4,28254,2775-0,005-0,1
Contrat soya mars 2026 ($ US/bu)10,617511,39500,77757,3
Prix du soya/Prix du maïs2,482,66  
Contrat maïs juillet 2026 ($ US/bu)4,424,47500,0551,2
Contrat soya juillet 2026 ($ US/bu)10,875011,68250,80757,4
Prix du soya/Prix du maïs2,462,61  
Taux de change ($ US / $ CA)0,73060,7303-0,00030

 

Marché local (FAB Ferme)

Semaine du 19 janvier 2026

Semaine du 16 février 2026

Maïs - livraison immédiate  
Base $ CA/bu2,722,63
Base $ US/bu0,810,78
Prix $ CA/t274272
Soya - livraison immédiate  
Base $ CA/bu4,333,75
Base $ US/bu0,25-0,31
Prix $ CA/t551555

Analyses

Le programme d’exportation du maïs américain est très vigoureux : les ventes à l’exportation de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 30 %, et les exportations sont en avance de 46 %. 

Les exportations américaines de soya demeurent lentes, et ce malgré la reprise des achats chinois : les ventes à l’exportation de l’année récolte en cours par rapport à la précédente accusent un retard de 19 % et les exportations sont en retard de 32 %.

Le battage de la fève progresse au Brésil et une production record de soya est assurée. Dans le rapport de février, l’estimation de l’USDA a augmenté de 2 millions de tonnes (Mt) pour s’établir à 180 Mt, soit une hausse de 8,5 Mt par rapport au niveau record de l’an passé

Tous les pays exportateurs de blé ont eu de très bonnes, voire d’excellentes récoltes. Le Canada a eu une production record de 40 Mt. L’Argentine, considérée comme un exportateur mineur, a eu une récolte record de 28 Mt : les exportations de blé argentin, habituellement autour de 10 Mt par année, devraient atteindre 18 Mt en 2025-2026. L’offre de blé étant surabondante sur le marché mondial, le blé fourrager va donc concurrencer le maïs pour l’alimentation animale en 2026.

Les premières estimations de l’USDA pour les offres et demandes de grains pour 2026-2027, dévoilées lors de la conférence Outlook le 19 février, sont neutres et sans surprise. L’USDA anticipe une baisse de la superficie du maïs, de 98,8 Ma à 94 Ma, au profit du soya qui passe de 81,2 Ma à 85 Ma. Les prix des trois principaux grains – maïs, soya et blé – sont prévus augmenter de 0,10 $/bu par rapport à l’année courante.

Au Brésil, la récolte du soya est complétée à 30 %, comparativement à 39 % l’an passé. Par ailleurs, 50 % du maïs safrinha est semé, contre 64 % l’an passé. Les pluies ont été assez abondantes récemment, particulièrement dans le nord du pays, ce qui a ralenti les travaux aux champs. Certes la teneur en eau des sols est bénéfique pour la deuxième récolte de maïs safrinha mais les retards des semis pourraient devenir problématiques En effet, la période optimale pour ces ensemencements est le mois de février. Le rendement du maïs semé en mars est plus à risque si la saison des pluies se termine plus tôt.

La Chine n’a pas confirmé officiellement qu’ils importeraient 25 Mt de soya des États-Unis cette année, le chiffre avancé par le secrétaire au trésor américain. Cependant, ce tonnage a été cité dans un journal semi-officiel chinois. Le marché a considéré cela comme une confirmation de la part des Chinois. Cela dit, depuis qu’ils ont repris en novembre, les achats de soya ont été faits par les sociétés étatiques Sinograin et Cofco, et non pas par le secteur privé. 

En Argentine, la saison est somme toute normale et assez favorable pour le maïs et le soya. Le pays s’était asséché en janvier mais les pluies ont repris récemment. Des précipitations additionnelles seront nécessaires au cours des prochaines semaines pour maintenir le potentiel de rendement.

L’incertitude règne après la décision de la Cour suprême américaine invalidant la majeure partie des tarifs douaniers décrétés par M. Trump. Celui-ci a dit qu’il les réinstaurerait sous une autre forme. À suivre…

 

Neutre 

Notre scénario des prix est inchangé : il demeure neutre pour le maïs et le soya.

Pour le maïs, le Québec est en situation déficitaire en raison du plus bas rendement en 10 ans, ce qui explique le niveau très élevé des bases locales depuis l’automne. Le maïs rentre de l’Ontario et des États-Unis mais il n’y a pas eu d’importation de maïs brésilien à date.

Depuis le mois passé, les contrats à terme du soya ont gagné plus de 7 %. Mais les prix sont restés quasiment inchangés au Québec. C’est que les bases locales ont chuté, effaçant la hausse boursière. Cela s’explique par la faiblesse de la demande en hiver.