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L'Écho-marché
Les contrats à terme à la Bourse de Chicago

Comme prévu, le rapport de l’USDA sur l’offre et la demande de grains s’est révélé neutre, étant donné le peu de changements aux États-Unis.
Maïs
Le rendement du maïs aux États-Unis est projeté à 183 bu/acre (bu/a), comparativement à 186,5 bu/a en 2025, et la production se situe à 16 milliards de boisseaux (Gbu). L’utilisation pour l’alimentation animale a baissé de 100 millions de boisseaux (Mbu) et les exportations de 150 Mbu, alors que la demande pour l’éthanol est inchangée à 5 600 Mbu. Les stocks sont passés de 2 142 Mbu en 2026 à 1 957 Mbu en 2027. Le prix moyen annuel à la ferme devrait s’apprécier de 0,25 $ US/bu comparativement à l’an passé pour atteindre 4,40 $ US/bu.
Pour 2025-2026, la production de maïs a augmenté de 7 millions de tonnes (Mt) en Argentine et de 3 Mt au Brésil. Les exportations de maïs argentin ont alors été élevées de 6 Mt. Pour 2026-2027, l’USDA a anticipé une baisse de production de 17,3 Mt, qui est principalement due à la baisse de 26,05 Mt aux États-Unis, tandis qu’elle devrait augmenter de 4 Mt au Brésil et de 5,76 Mt en Chine. Les stocks mondiaux devraient se resserrer de 19,41 Mt.
Soya
Le rendement du soya aux États-Unis s’est maintenu à 53 bu/a, inchangé par rapport à 2025. La production s’est établie à 4 435 Mbu, soit une hausse de 173 Mbu. Les exportations ont été redressées de 100 Mbu et la trituration de 120 Mbu. Les stocks sont passés de 340 Mbu en 2026 à 310 Mbu en 2027. Le prix moyen annuel à la ferme s’est apprécié de 1 $ US/bu comparativement à l’année dernière pour se situer à 11,40 $ US/bu.
Les récoltes de soya en Amérique du Sud devraient continuer de croitre : de 2 Mt en Argentine et de 6 Mt au Brésil. Les importations chinoises de soya devraient battre un nouveau record à 114 Mt, une hausse de 2 Mt par rapport à l’année dernière. Les stocks mondiaux devraient rester relativement stables avec une baisse de 0,35 Mt.
Blé
Le rendement du blé a été établi à 47,5 bu/a, comparativement à 53,3 bu/a en 2025. La production a baissé de 424 Mbu à 1 561 Mbu, partiellement compensées par une légère hausse des importations de 15 Mbu. La demande fourragère a reculé de 20 Mbu. Les exportations ont été réduites de 135 Mbu. Les stocks se sont resserrés de 173 Mbu à 762 Mbu en 2026. Le prix moyen annuel à la ferme s’est apprécié de 1,50 $ US/bu à 6,50 $/bu (tous blés confondus).
À l’international, la production mondiale de blé est projetée en baisse de 24,78 Mt, dont 9,11 Mt en Union européenne, 6,92 Mt en Argentine, 6 Mt en Australie, 4,96 Mt au Canada, 4,33 Mt au Kazakhstan, 4,3 Mt en Russie et 1,1 Mt en Ukraine, en partie compensée par une hausse de la récolte en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Inde. Les stocks mondiaux ont reculé de 4,17 Mt.

Les semis aux États-Unis ont conservé un rythme rapide. Comparativement à la moyenne quinquennale, ils sont en avance de 3 % pour le maïs (86 %), de 11 % pour le soya (79 %) et de 7 % pour le blé de printemps (86 %). La condition de bonne à excellente du blé d’automne a continué de se détériorer, passant de 33 % le mois passé à 26 % en date du 26 mai.
La demande pour le maïs américain à l’exportation a continué d’être forte, alors que les ventes de soya demeurent lentes, en raison de l’absence d’achats chinois. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années récolte, les ventes de l’année récolte en cours sont en avance de 16 % pour le blé et de 44 % pour le maïs, tandis qu’elles accusent un retard de 25 % pour le soya.
Le conflit en Iran a continué d’alimenter l’actualité, influençant le cours du pétrole, et indirectement, dans une moindre mesure, le prix des grains. À la fin du mois, une rumeur circulait selon laquelle Téhéran et Washington seraient sur le point de conclure un accord et les marchés y ont réagi, le prix du pétrole s’inclinant sous les 90 $ US le baril.
À la suite de l’invalidation des tarifs réciproques par la Cour suprême des États-Unis, la Maison-Blanche a annoncé l’ouverture de deux enquêtes commerciales visant 16 partenaires commerciaux majeurs. La conclusion de ces enquêtes pourrait mener à des hausses de tarifs dès cet été.
La Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et le Mexique sont ciblés pour pratiques commerciales déloyales, tandis que Taïwan, le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, le Cambodge, Singapour, l’Indonésie, le Bangladesh, la Suisse et la Norvège sont visés pour excès de capacité. Le Canada ne figure pas sur ses listes.
À la suite de la rencontre entre Trump et Xi les 14 et 15 mai, la Chine et les États-Unis ont conclu une entente. Pékin se serait engagée à acheter pour 17 G$ US de produits agricoles par an pendant les trois prochaines années, en plus de respecter l’engagement pris à l’automne dernier d’importer 25 Mt de soya annuellement. Les marchés attendent toujours des annonces de réduction de tarifs sur les importations de produits agricoles américains.
La Chine a importé 8,48 Mt de soya en avril, soit une hausse de 40 % par rapport à l’an dernier, dont 3,33 Mt en provenance des États-Unis (+141,3 %) et 4,75 Mt du Brésil (+3,3 %). De janvier à avril, les livraisons en provenance des États-Unis se sont élevées à 6,7 Mt (-48 %) et celles du Brésil à 12,7 Mt (+39,6 %).
Le mois de mai a été particulièrement sec au Brésil et en Argentine, sauf dans le sud du Brésil où des quantités notables de précipitations ont été observées. Cette situation est légèrement négative pour le maïs brésilien, quoique les marchés ne semblent pas trop inquiets d’une réduction de la production.
Ce temps sec a permis à l’Argentine d’accélérer son battage du maïs et du soya. Les récoltes sont complétées à 85 % pour le soya et à 35 % pour le maïs, demeurant très près de la moyenne des 20 dernières années.
Dans l’Ouest canadien, les conditions météo des dernières semaines ont nui aux semis des producteurs. Comparativement à la moyenne des cinq dernières années, les semis sont complétés à 29 % en Saskatchewan (-23 %), à 51 % en Alberta (-10 %) et à 37 % au Manitoba (-6 %).
En Ontario, les ensemencements ont été réalisés à 86 % pour le maïs, 61 % pour le soya et 90 % pour les céréales de printemps. Au Québec, comparativement à la moyenne quinquennale, les semis sont pratiquement terminés : à 99 % pour le maïs (+2 %), à 90 % pour le soya (+3 %) et à 96 % pour le blé de printemps (+23 %).
Le dollar canadien a été dévalué en mai, débutant à environ 73,75 ¢ US et terminant à près de 72,50 ¢ US. L’une des principales raisons de cette baisse de valeur est l’appréciation de la devise américaine. Les investisseurs anticipent une hausse du taux directeur par la Fed, en raison de l’inflation causée par la guerre en Iran. La dépréciation du cours de l’or noir peut avoir contribué à la dépréciation de la devise canadienne, quoique peu probable, étant donné qu’elle n’a peu réagi à la forte augmentation du prix de l’énergie depuis le conflit en Iran.
La base du maïs pour livraison immédiate s’est inclinée de 0,26 $ US/bu par rapport au mois passé pour se situer à 0,73 $ US/bu. Il faut dire que la base pour livraison immédiate en avril était particulièrement élevée à 0,99 $ US/bu alors que depuis la récolte, elle variait généralement entre 0,72 et 0,80 $ US/bu. La base du maïs pour livraison à la récolte a augmenté de 0,04 $ US/bu pour s’établir à 0,22 $ US/bu. La base du soya pour livraison immédiate s’est dépréciée de 0,24 $ US/bu pour atteindre -0,05 $ US/bu. Elle demeure néanmoins très élevée, étant donné la faible disponibilité de la fève à ce temps-ci de l’année, en plus de la mauvaise récolte. La base du soya pour livraison à la récolte a gagné 0,03 $ US/bu pour s’élever à -0,53 $ US/bu.
- 11 juin : Mise à jour du bilan de l'offre et de la demande mondiales USDA
- Les lundis : Rapport sur l'état des cultures - USDA
Les prix locaux
Le graphique suivants présentent l'évolution du prix au comptant du maïs et du soya par période de livraison.

Source: Marché local
2- Céréales et autres grains
Le tableau suivant indique l’évolution du prix courant des céréales et de celui du canola au cours des derniers mois. En consultant directement les diffusions du marché local, vous pourrez observer les prix minimums et les maximums.

Source: Marché local
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