Producteurs de grains du Québec : PGQ
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Analyse du prix des engrais - Mars 2026

Les prix des engrais se sont maintenus au cours des deux derniers mois, à l’exception du prix des engrais phosphatés qui se sont appréciés.

Pour lire l'analyse complète
Grains biologiques : Évolution des prix locaux

Le rapport des prix moyens pondérés FAB ferme (S/tonne) pour les grains biologiques a été mis à jour le 2 avril 2026.

Consulter le rapport
L'Écho-Marché de mars

Une revue mensuelle de l’actualité dans le secteur des grains. L’Écho-Marché couvre divers sujets ayant un impact sur les grains.

Date de publication : 2 avril 2026

 

Pour lire l'Écho-Marché
Espace grand public

Tendances des prix du maïs et du soya au Québec - Mars 2026

Les informations publiées proviennent de sources réputées fiables. L’analyse est basée sur les informations disponibles et elle doit être utilisée à titre indicatif seulement. Les Producteurs de grains du Québec ne peuvent être tenus responsables d’éventuelles erreurs. Les opinions émises n'engagent pas la responsabilité des Producteurs de grains du Québec quant aux décisions des lecteurs.

 

► 24 mars 2026

Bourse

24 février 2025

23 mars 2026

Variation ($)

Variation (%)

Contrat maïs mai 2026 ($ US/bu)4,38504,59500,214,8
Contrat soya mai 2026 ($ US/bu)11,552511,63500,08250,7
Prix du soya/Prix du maïs2,632,53  
Contrat maïs juillet 2026 ($ US/bu)4,47504,70500,235,1
Contrat soya juillet 2026 ($ US/bu)11,682511,79000,10750,9
Prix du soya/Prix du maïs2,612,51  
Taux de change ($ US / $ CA)0,73030,73170,00140,2

 

Marché local (FAB Ferme)

Semaine du 16 février 2026

Semaine du 16 mars 2026

Maïs - livraison immédiate  
Base $ CA/bu2,662,69
Base $ US/bu0,810,74
Prix $ CA/t273288
Soya - livraison immédiate  
Base $ CA/bu4,094,40
Base $ US/bu-0,040,08
Prix $ CA/t567590

Analyses

Le programme d’exportation du maïs américain est très vigoureux : les ventes à l’exportation de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 30 %, et les exportations sont en avance de 38 %. 

Les exportations américaines de soya demeurent lentes en raison du rythme des achats chinois : les ventes à l’exportation de l’année récolte en cours par rapport à la précédente accusent un retard de 19 % et les exportations sont en retard de 27 %.

Le battage de la fève est complété à 66% au Brésil. L’USDA estime que la production de soya à un niveau record de 180 Mt, soit une hausse de 8,5 Mt par rapport au niveau record de l’an passé

Tous les pays exportateurs de blé ont eu de très bonnes, voire d’excellentes récoltes. Le Canada a eu une production record de 40 Mt. L’Argentine, considérée comme un exportateur mineur, a eu une récolte record de 28 Mt : les exportations de blé argentin, habituellement autour de 10 Mt par année, devraient atteindre 19,5 Mt en 2025-2026. L’offre de blé étant surabondante sur le marché mondial, le blé fourrager concurrence le maïs pour l’alimentation animale.

Le déclanchement de la guerre en Iran le 28 février et la fermeture du Détroit d’Ormuz ont augmenté considérablement le risque géopolitique global, surtout en ce qui concerne le pétrole et le gaz. Même si notre secteur n’est pas directement concerné par ce conflit, le marché mondial des grains est devenu beaucoup plus volatil.

Au Brésil, une bonne partie de la deuxième récolte de maïs safrinha a été semée en mars, soit après la date optimale du 25 février. Les retards des semis pourraient devenir problématiques si la saison des pluies est hâtive, ce qui se traduirait par une baisse du rendement. D’habitude, la mousson prend fin en avril : l’impact serait très différent si les précipitations s’arrêtent au début ou à la fin du mois. À suivre…

Les achats chinois de soya des États-Unis ont ralenti récemment et la visite de M. Trump à Beijing, prévue pour la fin du mois, a été reportée en raison de la guerre au Moyen Orient. À ce stade-ci, ce n’est pas clair si la Chine va effectivement importer 25 Mt de soya américain en 2026, d’autant plus que depuis la reprise des achats en novembre 2025, ceux-ci ont été faits par les sociétés étatiques Sinograin et Cofco, et non pas par le secteur privé.

En Argentine, la saison est somme toute normale et assez favorable pour le maïs et le soya. Le pays s’est asséché à quelques reprises depuis janvier mais les pluies ont toujours repris par la suite. Des précipitations additionnelles aideront à maintenir le potentiel de rendement.

L’incertitude règne après la décision de la Cour suprême américaine invalidant la majeure partie des tarifs douaniers décrétés par M. Trump. Le président a instauré un droit de douane général de 10 % s'appliquant à de nombreuses importations, alors que certains secteurs sont soumis à des taux plus élevés. Il faut souligner que plus de 97 % des produits agricoles que le Canada exporte aux États-Unis sont exemptés de tarifs en vertu de l’ACEUM. Cela dit, l’ACEUM doit être revu cette année. À suivre…

On aura les intentions des ensemencements américains le 31 mars. On s’attend à un retour du balancier avec moins de maïs que l’an passé et plus de soya. Cela dit, la guerre au Moyen Orient a causé une hausse brutale du prix des hydrocarbures, et donc du prix des engrais azotés. Cela va-t-il amplifier l’augmentation de la superficie du soya aux dépens du maïs?

Statistique Canada a publié le 5 mars les intentions d’ensemencement. Voici les chiffres pour le Québec pour les trois principaux grains : 415 700 ha de soya (-22 000 par rapport à 2025), 340 500 ha de maïs (-5 300) et 117 800 ha de blé (+28 500). La superficie du blé d’automne a quasiment doublé au Québec cette année-ci, passant de 34 300 ha à un niveau record de 63 900 ha. Cependant, l’enquête de Statistique Canada a été effectuée bien avant l’envolée du prix des engrais azotés. Est-ce que la superficie du soya est sous- estimée?

 

Volatil, Neutre 

Notre scénario des prix demeure neutre pour le maïs et le soya mais il devient volatil.

Contrairement à la guerre entre l’Ukraine et la Russie, deux pays qui sont de très grands exportateurs de grains, le conflit au Moyen Orient ne concerne pas vraiment notre secteur. Pourtant, le marché mondial des grains est devenu volatil en raison du risque géopolitique global.

Plusieurs producteurs n’avaient pas fini d’acheter tous leurs engrais à la fin février. Le prix des engrais azotés a augmenté considérablement ce mois-ci : cette hausse va-t-elle favoriser les semis du soya aux dépens du maïs? Ou bien les agriculteurs vont tout simplement garder leurs rotations habituelles?

Pour le maïs, le Québec est en situation déficitaire en raison du plus bas rendement en 10 ans, ce qui explique le niveau très élevé des bases locales depuis l’automne. Le maïs rentre de l’Ontario et des États-Unis mais il n’y a pas eu d’importation de maïs brésilien à date.