Marché local - Selon les fermetures boursières du 5 mars 2026
La Bourse de Chicago a fortement rebondi aujourd’hui. La demande à l’exportation soutient le maïs; par contre, on a du mal à expliquer la hausse en ce qui concerne le soya et le blé. Cela dit, les marchés ont tendance à être volatils en cas d’incertitude majeure – dans ce cas-ci, l’incertitude géopolitique crée par la guerre au Moyen Orient.
Les ventes hebdomadaires américaines à l’exportation sont excellentes pour le maïs, moyennes pour le blé et médiocres pour le soya. Pour 2025-2026 et 2026-2027, elles se sont établies à 258 000 tonnes de blé, 384 000 tonnes de soya et 2,2 millions de tonnes de maïs. Les exportations de l’année en cours par rapport à la précédente sont en avance de 31 % pour le maïs et de 14 % pour le blé, et accusent un retard de 18 % pour le soya. Les achats chinois de soya ne se matérialisent pas, et ce en dépit du voyage de M. Trump à Beijing à la fin du mois.
Une succession rapide de systèmes dépressionnaires apportera d'importantes pluies du sud-ouest à l'est du Corn Belt au cours des prochains jours. Ces pluies seront bénéfiques, malgré un risque d'inondations localisées. Le delta du Mississippi et le sud-est connaîtront également des précipitations de samedi à jeudi. Ces zones ont besoin de cette humidité avant les semis. Presque tout le Sud des États-Unis, du Texas aux Carolines, est touché par la sécheresse, à l'exception du Kentucky. Le US Drought Monitor indique que 41 % de la production de maïs se situe dans une zone actuellement en situation de sécheresse, ainsi que 44 % de la production de soya.
Statistique Canada a publié les intentions d’ensemencement. Voici les chiffres pour le Québec : 415 700 ha de soya (-22 000 par rapport à 2025), 340 500 ha de maïs (-5 300), 117 800 ha de blé (+28 500), 55 200 ha d’avoine (+2 700), 36 500 ha de seigle (+6 300), 22 900 ha d’orge (-9 900) et 10 600 ha de canola (-700). Plusieurs éléments clés ressortent. 1/ La superficie du blé d’automne a quasiment doublé au Québec cette année-ci, passant de 34 300 ha à un niveau record de 63 900 ha. 2/ La superficie de l’orge s’effondre au plus bas niveau depuis 1977 et tombe au 6e rang des cultures, derrière le seigle. 3/ Le seigle, qui était une production mineure dans la décennie précédente, est devenu la 5e culture au Québec. 4/ L’enquête de Statistique Canada a été effectuée avant que la Chine n’enlève les tarifs douaniers punitifs sur le canola. Par conséquent, la superficie de 10 600 ha pourrait être sous-estimée.
