Marché local - Selon les fermetures boursières du 30 juillet 2026
Le maïs et le soya ont clôturé en légère baisse, sous l’effet de prises de profits et des prévisions météo favorables dans le Midwest, malgré d’excellentes ventes hebdomadaires de grains aux États-Unis pour le maïs et le soya. D’ailleurs, l’USDA a publié une vente de 132 000 tonnes (t) de soya pour la Chine. Le blé a terminé en hausse en raison des attaques de drones ukrainiens contre un port russe. Le huard s’est apprécié d’environ un quart de cent, pour se situer à près de 0,7160 $ US, soutenu par la dévaluation du dollar américain à la suite du maintien du taux directeur par la Fed annoncé hier.
Les ventes hebdomadaires de grains aux États-Unis ont été excellentes pour le maïs et le soya, et convenables pour le blé : 1,43 million de tonnes (Mt) de maïs (362 916 t pour 2025-2026 et 1,06 Mt pour 2026-2027), 1,64 Mt de soya (302 260 t pour 2025-2026 et 1,33 Mt pour 2026-2027) et 285 165 t de blé (toutes pour 2026-2027). Les ventes de soya comprenaient notamment 519 000 t destinées à la Chine (toutes pour 2026-2027) et 297 500 t à une destination inconnue (-74 500 t pour 2025-2026 et 372 000 t pour 2026-2027). Les ventes de l’année récolte en cours par rapport à la précédente affichent une avance de 23 % pour le maïs, et un retard de 18 % pour le soya et de 27 % pour le blé. D’ailleurs, l’USDA devra probablement redresser ses estimations des exportations pour le maïs et le soya, puisque les ventes cumulées de l’année récolte 2025-2026 les ont déjà dépassées de 2,52 Mt pour le maïs et de 0,31 Mt pour le soya.
Selon le système de surveillance de la sécheresse, la proportion de terre anormalement sèche a augmenté de 9 % dans le Midwest (42 %) et 5 % pour les hautes plaines (86 %). Dans les quatre plus grands États producteurs de maïs et de soya, en termes de superficies, ce ratio a augmenté de 10 % en Iowa (46 %), de 15 % en Illinois (27 %), de 9 % au Minnesota (95 %) et de 3 % au Nebraska (97 %).
En Argentine, la récolte de maïs est complétée à 70 %, accusant un important retard par rapport à la moyenne, en raison du taux d’humidité élevé du grain dans la région de Bueno Aires.
L’Ukraine a lancé des attaques de drones contre un port russe situé dans le détroit de Kertch reliant la mer d’Azov et la mer Noire. Or, la Russie avait déjà suspendu ses livraisons de grains par la mer d’Azov (où transite normalement le quart des exportations de grains russes), les redirigeant vers des ports en mer Noire. Toutefois, les attaques visant cette région se sont également intensifiées, ce qui soutient les prix du blé. Par ailleurs, le faible niveau d’eau du fleuve Rhin en Allemagne préoccupe les exportateurs européens. À certains endroits, la profondeur d’eau n’est que de 29 cm, se rapprochant du creux record de 2018 à 25 cm, alors qu’il faudrait un minimum de 1,5 m pour une pleine capacité de transport des navires. Par conséquent, les navires sont chargés à 20 %de leur capacité et leur cargaison est réparti sur plusieurs navires entrainant une flambée des frais de transport, se situant entre 145 et 150 €/t par rapport à 45 €/t en juin, une hausse d’au moins 222 %.
