Marché local - Selon les fermetures boursières du 27 mai 2026
Le maïs et le blé ont terminé en baisse, demeurant sous la pression de la bonne progression des semis aux États-Unis. À l’inverse, le soya a clôturé neutre, soutenu par la remontée des contrats à terme de l’huile de soya, alors que le pétrole brut en Bourse poursuit sa chute et que les semis de soya conservent une avance notable par rapport à la moyenne quinquennale. Le pétrole brut s’est déprécié, car les marchés ont bon espoir en un accord entre les États-Unis et l’Iran. Le huard a connu une légère baisse.
Les semis aux États-Unis comparativement à la moyenne quinquennale sont en avance de 3 % pour le maïs (86 %), de 11 % pour le soya (79 %) et de 7 % pour le blé de printemps (86 %). La condition de bonne à excellente du blé d’automne s’est détériorée d’un point cette semaine pour se situer à 26 %. Dans les trois principaux États, cette condition s’est généralement améliorée, mais demeure inférieure à la moyenne nationale : 15 % au Kansas (-1 %), 14 % au Texas (+4 %) et 12 % en Oklahoma (+3 %).
En Ukraine, la météo du mois de mai a été favorables aux cultures d’automne et de printemps, permettant un bon départ pour la récolte 2026. Cependant, la pénurie d’engrais risque de miner les rendements, selon le sous-ministre ukrainien de l’Économie. Une compagnie de consultants a déjà abaissé son estimation de la production de grains de 1,3 million de tonnes (Mt) à 56,9 Mt, en raison de la disponibilité limitée des engrais et des coûts de production croissants. En Russie, une firme de consultants agricoles, Sovecon, a relevé son estimation de la production de blé de 0,6 Mt pour la situer à 90,3 Mt, grâce à une réserve hydrique favorable dans le sol.
La Commission européenne a réduit ses estimations de production de 0,4 Mt pour le blé (126,9 Mt) et de 0,85 Mt pour le maïs (60,35 Mt), tandis qu’elle a légèrement redressé celle du colza de 0,05 Mt (20,85 Mt). Les marchés attendent de voir si les producteurs auront substitué les oléagineux au maïs, en raison des prix élevés des engrais azotés et du carburant. D’ailleurs, les marchés européens sont inquiets pour le blé, en raison de températures élevées et du temps sec prévus les prochains jours en France.
Sur le marché de l’avoine, la production canadienne suscite une légère inquiétude. Les semis cumulent un certain retard dans l’Ouest canadien, particulièrement en Saskatchewan, mais les sols contiennent une bonne réserve en eau. Autrement dit, l’augmentation du risque d’une baisse de rendement causée par un retard des ensemencements est en partie compensée par une diminution du risque de sécheresse due à une réserve hydrique des sols adéquate. En Europe, la situation demeure préoccupante : plusieurs régions sont sèches, notamment la France, alors que les pluies de mai à juin sont vitales. La situation en Australie est à surveiller : l’Ouest de l’Australie souffre de sécheresse et les pluies prévues seront insuffisantes.
