Marché local en date du 23 octobre 2026
Le soya a terminé en hausse, soutenu par la demande chinoise pour la fève américaine. Le maïs a clôturé en baisse, entrainant le blé à sa suite, en raison de la bonne progression des battages aux États-Unis. Le blé a néanmoins terminé mixte, soutenu en partie par les tensions entre l’Ukraine et la Russie. L’USDA a annoncé, ce matin, une vente de 116 000 tonnes de maïs pour une destination inconnue. Le pétrole brut s’est apprécié en Bourse, franchissant la barre des 100 $ US le baril en raison des tensions au Moyen-Orient. Le dollar canadien a fait du surplace à près de 0,7160 $ US.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours en Amérique du Sud sont mitigées. Le Brésil devrait recevoir des pluies supérieures à la normale, sauf au Mato Grosso où le temps demeurera sec, tout comme en Argentine. Les températures fraiches attendues au Brésil et en Argentine devraient atténuer un tant soit peu l’effet du temps sec. Les prévisions pour les 45 prochains jours indiquent des précipitations inférieures à la normale au Brésil et en Argentine, sauf dans le sud du Brésil, qui devrait rester humide. Cette situation risque de ralentir les semis durant la période clé de l’hémisphère sud. Aux États-Unis, les prévisions sont également mitigées. Les précipitations supérieures à la normale annoncées entre le Minnesota et le Nebraska devraient ralentir les récoltes, tandis que le temps sec prévu dans les États à l’est du Mississippi devrait permettre de les accélérer. Dans, l’Ouest canadien, les pluies près de la normale devraient permettre la finalisation des récoltes. Au Québec, le temps sec annoncé sera idéal pour compléter la récolte du soya et avancer celle du maïs.
En Argentine, les semis de maïs sont complétés à 39 %, en nette avance par rapport à la moyenne des vingt dernières années. En France, la récolte de maïs est terminée à 97 % et les semis de blé tendre d’automne se situent à 45 %, soit dans la moyenne des cinq dernières années.
Au Brésil, la transformation du maïs et du soya prend plus d’ampleur dans un pays où la production se destine majoritairement pour l’exportation. Dès janvier prochain, la fenêtre d’importation d’éthanol des États-Unis pourrait rouvrir. Le Brésil importe de l’éthanol américain lorsque son prix, incluant le tarif et les frais de port de 18 %, est inférieur à celui de l’éthanol anhydre produit dans le nord-est du pays. Les exportations de soya pourraient ralentir de 0,8 % en 2027 comparativement à 2026, en raison d’une croissance de la transformation domestique, selon Abiove, une association de grands triturateurs au Brésil. La trituration est estimée 66 millions de tonnes en 2027, une hausse de 3,8 % par rapport à 2026. Cette croissance s’explique par le relèvement de 1 % de l’objectif de mélange obligatoire de biodiesel à 16 % depuis mars dernier.
Au Québec, la récolte de maïs a débuté et atteint 6 %, accusant un important retard de 29 % sur la moyenne quinquennale. La récolte de soya est complétée à 84 %, accumulant un retard de 7 %. En Ontario, la récolte de maïs a également débuté, s’établissant à 5 %, et celle du soya se situe à 82 %.
Sur le marché local, les données au SRDI confirment l’arrivée de la nouvelle récolte de maïs. Les prix qui pouvaient atteindre par moment les 310 $ CA/t évoluent maintenant entre de 290 et 300 $ CA/t. Les acheteurs contactés cette semaine ont déclaré que la base du maïs risque de chuter davantage pendant le cœur du battage. Toutefois, la bonne demande du maïs pour l’exportation grâce à la demande européenne devrait soutenir les bases après la récolte. Par conséquent, l’entreposage du maïs pourrait alors s’avérer une stratégie payante cette année. Les bases pour livraison immédiate se sont appréciées de 0,24 $ US/bu pour le maïs à 0,77 $ US/bu et ont diminué de 0,09 $ US/bu pour le soya pour s’établir -0,62 $ US/bu.
