Marché local - Selon les fermetures boursières du 23 juillet 2026
Le maïs et le soya ont réussi à poursuivre leur ascension à la Bourse de Chicago, clôturant en légère hausse. Le maïs est soutenu par les prévisions météo indiquant du temps sec au cours des prochains jours dans le cœur du Corn Belt, tandis que la fève est appuyée par une très bonne demande à l’exportation. Le blé a clôturé en baisse en raison de prises de profits après les fortes hausses des derniers jours.
Les ventes hebdomadaires américaines à l’exportation sont excellentes pour le soya grâce à la demande chinoise. Elles sont conformes aux attentes pour le blé et en-dessous des attentes pour le maïs. Les ventes de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 24 % pour le maïs; elles accusent un retard de 18 % pour le soya et de 26 % pour le blé.
Le marché demeure nerveux face à la recrudescence des attaques de navires de grains dans la mer Noire et la mer d’Azov. Le focus de la Bourse est d’abord et surtout sur la Russie puisque c’est le premier exportateur mondial de blé. Jusqu’à très récemment, l’Ukraine n’avait pas réussi à infliger des dommages sérieux aux ports et aux navires marchands russes. La situation a donc changé mais l’impact de la guerre sur les exportations de grains russes demeure très incertain. Les questions clés pour le marché sont : 1/ Jusqu’à quel point la Russie devra-t-elle réduire ses exportations de grains à partir des ports affectés? Est-ce une situation temporaire ou va-t-elle durer pendant plusieurs mois, voire plus longtemps? Quel sera l’impact sur les exportations globales de blé de la Russie? Les réponses à ces questions, qui sont d’ordre militaire, politique et logistiques, détermineront en bonne partie le marché du blé en 2026-2027.
Les fils de presse ont beaucoup parlé de la sécheresse en Europe, en faisant le lien avec la nouvelle récolte de blé. Or, il est important de souligner que la sécheresse a affecté nettement plus le maïs non irrigué que le blé d’automne – le blé a été récolté en France et il est en voie d’être battu en Allemagne et dans les pays de l’est. Par ailleurs, même si les volumes de blé seront moindres que l’an passé, la qualité panifiable sera probablement très bonne. En effet, le temps sec et chaud avant et pendant le battage est propice à un taux de protéine et à un indice de chute plus élevés, d’une part, et à très peu de toxines, d’autre part. Par conséquent, on peut s’attendre à un plus grand pourcentage de blé qui classe humain en 2026-2027. En d’autres mots, le volume de blé panifiable européen disponible cette année pourrait fort bien être similaire à celui de l’an passé, et ce malgré une baisse de la production globale de céréales.
