Marché local - Selon les fermetures boursières du 24 juin 2026
Le maïs et le soya ont terminé en baisse à la Bourse de Chicago alors que le blé a terminé mixte. Les prévisions météo dans le Midwest continuent de soutenir le prix des grains. Cependant, l’absence de menaces aux cultures et d’achats chinois de soya américain exerce une pression à la baisse sur les contrats à terme. La vague de chaleur en Europe demeure préoccupante, mais son impact sur le rendement du blé français semble limité. Les marchés attendent la publication du rapport de l’USDA sur les superficies ensemencées aux États-Unis publié la semaine prochaine le 30 juin, afin de constater les répercussions du prix élevé des engrais azotés à la suite de la guerre en Iran sur les semis de maïs; d’ailleurs, Statistique Canada publiera également sa mise à jour des superficies ensemencées au Canada où cette même question se pose. De plus, l’USDA publiera aussi son rapport sur le niveau des stocks de grains aux États-Unis, et ceux de blé seront les finaux pour l’année récolte 2025-2026. Le dollar canadien s’est légèrement replié en raison de l’appréciation de la devise américaine.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours aux États-Unis sont défavorables avec des précipitations inférieures à la normale et des températures variables. L’Ouest canadien devrait recevoir des précipitations variant de près de la normale à supérieures à celle-ci, alors qu’il en a reçu énormément dans les sept derniers jours. Cependant, les chaudes températures devraient stimuler l’évaporation, ce qui contrebalancera partiellement les fortes pluies. Au Québec, les précipitations seront supérieures à la normale avec des températures variables.
Les données hebdomadaires sur l’éthanol aux États-Unis ont été neutres, étant donné les faibles variations de la production et des stocks. La production a reculé de 12 000 barils par jour pour se situer à 1,09 million de barils par jour et les stocks se sont accrus de 111 000 barils pour atteindre 24,59 millions de barils.
L’Inde se prépare à une faible mousson qui s’étend normalement de juin à septembre. Pour l’instant, les pluies accusent un retard de 43 % par rapport à la moyenne. Selon le département météorologique de l’Inde, les précipitations attendues seraient les plus faibles en 11 ans. Cette situation risque d’affecter durement les revenus des producteurs alors que les stocks étatiques en commodité, comme le riz et le blé, sont suffisants.
En Russie, Sovecon a abaissé son estimation de la récolte de blé russe de 1,4 million de tonnes (Mt) pour l’établir à 88,9 Mt. La raison en est d’une diminution des superficies ensemencées passant de 26,9 millions d’hectares (Mha) à 25,8 Mha, soit les plus faibles depuis 2014.
