Marché local - Selon les fermetures boursières du 19 août 2026
La séance boursière a été nettement haussière pour les trois principaux grains à Chicago. Le soya est soutenu par les craintes liées au surplus hydrique dans certaines parties centrales de l'Illinois, de l'Indiana et de l'Ohio, alors que le blé est propulsé par la guerre en mer Noire qui limite les exportations de la Russie et de l’Ukraine. Le marché est nerveux et volatil à cause de ces deux facteurs. Le problème est qu’il est très difficile de quantifier l’impact des pluies excessives sur le soya. Même si la météo du Midwest n’est pas parfaite, les régions affectées vont s’assécher progressivement au cours des dix prochains jours.
Quant à la guerre qui fait rage entre l’Ukraine et la Russie, il ne fait aucun doute que les mouvements portuaires des deux pays sont présentement paralysés en mer Noire. Des millions de tonnes de blé russe et ukrainien ne peuvent être exportées, s’accumulent et sont entreposées tant bien que mal. Mais cette situation pourrait débloquer très rapidement. En effet, les deux pays ont déjà convenu au début du conflit de corridors permettant la navigation de bateaux civils. Si un accord similaire était conclu, un raz de marée de blé russe et ukrainien déferlerait sur le marché mondial à des prix défiant toute concurrence.
La production hebdomadaire américaine d’éthanol a baissé de 28 000 barils/jour pour s’établir à 1,09 million de barils/jour. Les inventaires ont augmenté de 323 000 barils, atteignant 25,12 millions de barils.
La vague de chaleur et la sécheresse qui ont affecté l’Europe de l’Ouest sont en voie de finir. Les températures redescendent à des niveaux normaux et les précipitations ont repris. Il est encore trop tôt pour évaluer la sévérité de l’impact de la sécheresse sur le rendement du maïs. Quant à la navigation fluviale, les niveaux d’eau commencent à remonter mais il faudra des pluies assez substantielles pour revenir à la normale – l’industrie pense que la navigation sera restreinte jusqu’en octobre.
