Budget du Québec : les Producteurs de grains du Québec appellent à des mesures fortes pour protéger un secteur stratégique
Longueuil, le 16 mars 2026 – À l’approche du dépôt du budget du Québec 2026‑2027, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) demandent au gouvernement de poser des gestes clairs pour soutenir un secteur agricole essentiel à l’économie et à l’autonomie alimentaire du Québec.
« Dans un contexte marqué par une multiplication des événements climatiques extrêmes, une pression réglementaire grandissante et de grands bouleversements économiques mondiaux, les producteurs de grains estiment que le prochain budget doit offrir des solutions structurantes et durables. Les réalités auxquelles nos producteurs sont confrontés changent plus vite que les outils mis à leur disposition. Le gouvernement doit saisir l’occasion du budget 2026‑2027 pour poser des gestes concrets qui permettront aux entreprises agricoles d’être performantes, innovantes et résilientes », souligne le président des PGQ, M. Sylvain Pion.
En résumé, les PGQ réclament notamment :
- Un renforcement du programme d’assurance‑récolte ;
- Un programme de rétribution des pratiques agroenvironnementales doté d’un fonds annuel de 50 M$ ;
- L’exclusion de l’agriculture de la tarification carbone et le remboursement total des contributions qui y ont été versées ;
- La création d’un programme de 25 M$ dédié aux régions éloignées ;
- Éviter la réglementation supplémentaire et compenser les coûts des obligations règlementaires en vigueur.
Ainsi, les PGQ demandent donc un renforcement du programme d’assurance‑récolte, afin de refléter l’accélération et l’intensification des changements climatiques qui touchent directement nos producteurs — inondations, sécheresses, gels tardifs ou hâtifs, pluies extrêmes, etc. Pour continuer à produire des grains de qualité en dépit d’un climat de plus en plus imprévisible, le Québec doit offrir une meilleure protection aux producteurs et doit adapter l’assurance‑récolte aux réalités actuelles : c’est la clé de la durabilité et de la compétitivité des fermes.
Les PGQ réitèrent également l’importance d’appuyer la transition agroenvironnementale. Après des années d’efforts et d’investissements réalisés directement par les producteurs, il devient essentiel de proposer une approche plus stable et prévisible. La création d’un programme plus ambitieux de rétribution des pratiques agroenvironnementales, soutenu par un fonds annuel de 50 M$, permettrait d’accélérer l’adoption de pratiques plus durables, innovantes et résilientes.
Par ailleurs, le budget 2026-2027 est l’occasion d’apporter des corrections aux iniquités liées à la tarification carbone : les fermes de grandes cultures ont versé plus de 150 M$ depuis 2015 au Fonds d’électrification et de changements climatiques, sans en recevoir un soutien proportionnel. Les PGQ appellent le gouvernement à exclure le secteur agricole de cette tarification, et à rembourser les producteurs pour les sommes défrayées jusqu’à maintenant pour pouvoir les investir dans des projets pour améliorer leur performance agronomique, économique et agroenvironnementale.
Les PGQ recommandent par ailleurs la création d’un programme de 25 M$ dédié aux régions éloignées, où les coûts et contraintes sont nettement plus élevés, ainsi que la mise en place de mesures visant à éviter toute nouvelle réglementation et à compenser les coûts des obligations règlementaires déjà en vigueur, afin de réduire réellement le fardeau qui pèse sur les entreprises agricoles.
« Le secteur des grains est au cœur de notre souveraineté alimentaire, de notre économie et de notre territoire. Le prochain budget doit envoyer un message fort : le Québec croit en ses producteurs et choisit d’investir dans l’avenir », conclut le président des PGQ, M. Sylvain Pion.
Les explications de l’ensemble des recommandations des PGQ se retrouvent dans le mémoire déposé dans le cadre des consultations prébudgétaires.
Les Producteurs de grains du Québec
Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) représentent près de 10 000 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec. Ils produisent et commercialisent des grains de céréales, dont le maïs, le blé, l’orge et l’avoine, ainsi que des oléagineux, tels que le soya et le canola. En plus d’être à la base de nombreuses autres productions, ces aliments contribuent à une saine alimentation humaine ainsi qu’à l’épanouissement de l’économie québécoise. Cultivés sur plus d’un million d’hectares, ils génèrent un chiffre d’affaires annuel moyen de 2 milliards de dollars, faisant de la production de grains le 2e secteur agricole en importance au Québec. La production et la transformation de grains représentent ensemble près de 20 000 emplois dans la province.
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Renseignements
Maryanne Dupuis