- Producteurs de grains du Québec
- Marché local - Selon les fermetures boursières du 6 avril 2026
- Maïs
Marché local - Selon les fermetures boursières du 6 avril 2026
Le maïs et le soya ont clôturé de neutres à haussiers tandis que le blé a terminé en baisse, mais les variations boursières ont été de faibles amplitudes. Les réactions de la Bourse sont attribuables à des corrections techniques. Les facteurs fondamentaux, quant à eux, demeurent inchangés : les productions sud-américaines s’annoncent excellentes, en raison de prévisions météo clémentes, mais la demande en grains américains demeure soutenue. Le dollar canadien s’est légèrement raffermi à près de 0,7205 $ US.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours en Amérique du Sud sont généralement bénéfiques. Au Brésil, un temps chaud et humide est attendu, ce qui devrait favoriser le développement du maïs safrinha et assurer ainsi une bonne récolte. En Argentine, les pluies se concentreront dans le centre du pays, alors que les autres régions en seront privées, et les températures seront fraiches jusqu’au 13 avril et chaudes par la suite. Aux États-Unis, les producteurs devront patienter : bien que les températures seront chaudes, les précipitations seront abondantes dans tout le Midwest. Au Québec le constat est similaire avec des conditions chaudes et humides prévues jusqu’au 21 avril.
Les exportations hebdomadaires aux États-Unis ont été excellentes pour le maïs et le soya, dépassant les attentes du marché, tandis qu’elles ont été convenables pour le blé : 2 millions de tonnes de maïs, 779 352 tonnes (t) de soya et de 334 106 t de blé. Les ventes de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 36 % pour le maïs et de 17 % pour le blé alors qu’elles accusent un retard de 26 % pour le soya.
Au Brésil, la récolte de soya est complétée à 82 %, en retard de 5 % par rapport à l’an passé. Comme mentionné dans le commentaire de jeudi dernier, la Chine importera du maïs argentin, une première en 15 ans. Un navire d’une capacité de 34 000 tonnes était en cours de chargement aujourd’hui et l’acheteur n’est nul autre que Cofco, un acheteur étatique chinois. Cette décision est éminemment politique : elle vise à améliorer ses relations bilatérales avec l’Argentine, à diversifier ses sources d’approvisionnement et à réduire ses achats agricoles américains.
La guerre en Iran semble loin d’être résolue. Le président américain a menacé de « faire pleuvoir l’enfer en Iran » en l’absence d’entente d’ici mardi pour la réouverture du détroit d’Ormuz d’ici mardi. L’Iran a indiqué que la réouverture de cette voie stratégique ne se ferait pas dans le cadre d’un cessez-le-feu temporaire, qu’elle s’inscrirait dans un accord permanent pour mettre fin à la guerre. D’ailleurs, Téhéran exige l’inclusion de dix clauses, dont la fin des conflits armés dans la région, l’établissement d’un protocole de sécurité pour le passage dans le détroit d’Ormuz et la levée des sanctions économiques. Dans les faits, les revenus de la vente de pétrole en Iran ont augmenté de 37 % en mars par rapport à l’an dernier au détriment de certains autres pays du Moyen-Orient.
