- Producteurs de grains du Québec
- Marché local - Selon les fermetures boursières du 23 juin 2026
- Maïs
Marché local - Selon les fermetures boursières du 23 juin 2026
Le maïs et le soya ont terminé neutres alors que le blé a clôturé en baisse. Les contrats à terme du maïs et du soya sont soutenus par les prévisions météo défavorables aux États-Unis. Le blé demeure sous la pression des conditions favorables du blé un peu partout sur la planète, dont en Australie, en Ukraine et en Russie. La vague de chaleur en Europe continue d’être préoccupante, alors qu’elle pourrait nuire aux rendements du blé tendre et du maïs en France. L’USDA a rapporté une vente de 100 000 tonnes de maïs pour le Mexique. Ce type de transaction n’influence généralement pas les contrats à terme, puisque le marché s’y attend : le Mexique étant le principal importateur de maïs américain. Le dollar canadien s’est déprécié, entrainé par la remontée de la devise américaine, alors que la Fed laisse présager des hausses du taux directeur. Cependant, le Canada pourrait devoir emboiter le pas, l’inflation ayant atteint 3,2 % en mai, au-dessus de la cible de 2 à 3 %. La Banque du Canada pourrait donc devoir redresser son taux directeur si la situation persiste.
Selon le rapport sur l’état des cultures aux États-Unis, la condition de bonne à excellente est demeurée stable pour le maïs et le soya, à respectivement 68 % et 66 %, tandis qu’elle a diminué de 1 % pour le blé d’automne et le blé de printemps à 26 % et 54 %, respectivement. La récolte de blé d’automne est complétée à 40 % comparativement à la moyenne quinquennale de 24 %.
L’impact de la vague de chaleur en Europe sur les cultures est préoccupant. Le service de surveillance des cultures de l’Union européenne, MARS, a révisé ses estimations de rendements. Par rapport à l’an passé, ils se situent à 7,38 tonnes à l’hectare (t/ha) pour le maïs (en hausse de 3 %), à 6 t/ha pour le blé tendre (en baisse de 5 %) et à 3,18 t/ha pour le colza (en baisse de 4 %).
Les perspectives de l’avoine sont mitigées. La production d’avoine au Canada est préoccupante, en raison de la condition de bonne à excellente de l’avoine en Alberta à 60 %, la plus faible parmi les grandes cultures, et les risques de dommages aux cultures au Manitoba causés par des précipitations records dans certains endroits. Aux États-Unis, la condition de bonne à excellente de l’avoine est élevée en Iowa (83 %), au Wisconsin (82 %) et au Minnesota (79 %), alors qu’elle est convenable au Dakota du Nord (64 %) et au Dakota du Sud (52 %) et médiocre au Nebraska (15 %). L’Australie a ensemencé 530 000 hectares (ha) d’avoine, son niveau le plus élevé depuis 1961. Le taux d’humidité des terres est dans la normale, mais est menacé par El Niño. La Finlande a semé 291 000 ha en avoine comparativement à la moyenne quinquennale de 331 000 ha, les plus faibles superficies depuis 1910. Ce déclin s’explique par les mauvaises conditions météo au printemps, diminuant les superficies ensemencées en céréales, ainsi que les prix élevés des engrais rendant cette culture peu attrayante comparativement aux pois et aux oléagineux.
