- Producteurs de grains du Québec
- Marché local - Selon les fermetures boursières du 4 août 2026
- Maïs
Marché local - Selon les fermetures boursières du 4 août 2026
La Bourse de Chicago a chuté. Les modèles météo sont devenus favorables pour les États-Unis avec des précipitations au-dessus des normales prévues au cours des deux prochaines semaines pour le Midwest.
Pourtant, la condition de bonne à excellente du maïs américain a baissé pour la troisième semaine d’affilée : elle a diminué de 2 % pour s’établir à 61 %. La condition du soya est demeurée inchangée à 63 %, alors que celle du blé de printemps s’est redressé de 2 %, atteignant 55 % en bonne ou excellente condition. Le battage du blé d’automne est complété à 86 %, et 5 % du blé de printemps a été récolté.
L’USDA a annoncé une autre de vente de soya à Chine – 132 000 tonnes pour livraison en 2026-2027. Cette vente, qui suit les annonces d’hier totalisant 624 000 tonnes, fait probablement partie du million de tonnes acheté au cours du weekend par Sinograin.
Face aux attaques russes ciblant les navires et les ports ukrainiens, Kiev se tourne vers des routes alternatives d'exportation des grains. Selon le gouvernement ukrainien, le pays a enregistré en juillet 35 attaques contre des navires dans des ports et 22 contre ceux en mer, ainsi que 67 frappes contre des installations portuaires, comparativement à 14 attaques contre des navires en 2025. En conséquence, les armateurs ont suspendu les escales dans les ports autour d'Odessa depuis près de deux semaines, alors que la nouvelle récolte bat son plein. La situation met en danger les exportations d'environ la moitié du total des grains que l’Ukraine prévoyait exporter cette année. Les producteurs ukrainiens en constatent déjà l'impact : les prix des oléagineux et des céréales ont chuté en moyenne de 30 %. Pour l'Ukraine, les expéditions via le Danube, le fret ferroviaire et routier sont les principales routes alternatives. Or le Danube, frappé par la sécheresse, où les niveaux d'eau sont historiquement bas, ne jouera pas un rôle majeur avant octobre. De toutes façons, toutes ces routes alternatives ne représentent que 50 % à 55 % de la capacité mensuelle des ports de la mer Noire, qui est d'environ 6 millions de tonnes.
Le prix du baril de pétrole a poursuivi sa dégringolade alors que le marché espère une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz. À suivre…
