- Producteurs de grains du Québec
- Pour une raison hors de notre contrôle en lien avec une panne chez notre fournisseur de données, prenez-note que les valeurs boursières affichées sont figées en date du 2 octobre.
- Maïs
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Les grains ont terminé en baisse sous la pression de la progression rapide des récoltes aux États-Unis. Or, la demande internationale pour les grains américains demeure bonne. Ce matin, l’USDA a annoncé des ventes de soya de 114 000 tonnes (t) vers la Chine et 261 000 t vers une destination inconnue, probablement la Chine. Le bon déroulement des semis au Brésil entraine les contrats à terme à la baisse. Les semis du soya sont complétés à 26 % comparativement à 24 % l’an passé. Le dollar canadien s’est apprécié alors que l’inflation au Canada a atteint 3,1 % en septembre contre 3 % en août.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours en Amérique du Sud sont contrastées. Le Brésil devrait recevoir des pluies de près ou au-dessus de la normale, alors que l’Argentine devrait éprouver du temps sec. Aux États-Unis, les conditions météo prévues sont parfaites : du temps sec permettant de finaliser le battage. Dans l’Ouest canadien, les conditions humides devraient ralentir les récoltes alors que celles-ci sont sur le point de se terminer. Au Québec, le temps sec prévu devrait permettre le début du battage du maïs dans les prochains jours.
Les exportations hebdomadaires américaines ont été déplorables pour le maïs et le blé, alors que celles de soya ont été excellentes : 672 475 t de maïs, 240 308 t de blé et 2 millions de tonnes (Mt) de soya. Les exportations de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 27 % pour le soya, tandis qu’elles accusent un retard de 2 % pour le maïs et de 36 % pour le blé.
Zelensky a déclaré n’avoir reçu aucun avertissement de ses alliés concernant une importante attaque de missiles balistiques et de drones russes visant une dizaine d’infrastructures énergétiques ukrainiennes, privant ainsi environ un demi-million de foyers d’électricité. Cette situation survient dans un contexte de tensions politiques entre l’Ukraine et les États-Unis, alors que la Russie a demandé une rencontre entre Moscou, Washington et Pékin afin de résoudre la guerre en Ukraine. Zelensky aurait également demandé aux pays voisins l’autorisation de la circulation des cargos de grains ukrainiens. Le président hongrois a indiqué n’y voir aucune objection pourvu que les livraisons de grains ne soient pas écoulées à l’intérieur de ses frontières.
La fève des États-Unis est maintenant moins chère que celle du Brésil estimée à respectivement 505,23 $ US/t FAB Nouvelle-Orléans et 517,38 $ US/t FAB Santos. Or, la Chine montre des signes de ralentissement de la demande. Sinograin, une entreprise étatique d’entreposage de grains, a mis aux enchères du soya provenant de la récolte de 2023, 2024 et 2025, dont seul 41 % du volume offert a été acquis. La marge de profit des triturateurs est désormais négative à -19,52 $ US/t. Au cours des neuf premiers mois de l’année, la production porcine a augmenté de 3,2 % alors que le cheptel a diminué de 2,6 %. La Chine fait face à une surcapacité de production porcine causée par une faible demande, ce qui entraine des pertes financières pour les agriculteurs et les incite à se départir de leurs bêtes. Néanmoins, la Chine continue d’acheter du soya américain pour des raisons politiques. Une fois l’objectif de 25 Mt de soya américain acheté par la Chine atteint, les achats chinois risquent de cesser abruptement.
Les récoltes dans l’Ouest canadien approchent de leur fin après avoir connu d’importants retards cette année causés par du temps humide. Les récoltes sont complétées à 93 % en Saskatchewan (12 octobre), 88 % en Alberta (13 octobre) et 79 % au Manitoba (13 octobre).
