- Producteurs de grains du Québec
- Marché local - Selon les fermetures boursières du 16 juin 2026
- Maïs
Marché local - Selon les fermetures boursières du 16 juin 2026
Le maïs a terminé neutre, tandis que le soya et le blé ont clôturé en hausse. La réaction des marchés semble s’expliquer par une correction technique, étant donné le peu d’impacts positifs pour le secteur des grains de la fin du conflit en Iran et les prévisions météo favorables dans le Midwest jusqu’à la fin du mois. La chute du prix du pétrole brut s’est poursuivie à la suite de l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis. Le dollar canadien est demeuré stable.
Selon l’état des cultures aux États-Unis, la condition de bonne à excellente a progressé de 1 % pour le maïs (68 %), 1 % pour le soya (66 %), de 2 % pour le blé d’automne (27 %) et de 3 % pour le blé de printemps (55 %). La récolte de blé d’automne est complétée à 25 % comparativement à la moyenne quinquennale de 13 %.
Les nouvelles internationales concernant le blé pointent vers une offre abondante à l’horizon. La Roumanie, quatrième plus grand producteur de l’Union européenne, pourrait récolter 13,86 Mt de blé cette année, en hausse de 6,6 % par rapport à l’an passé, si les conditions climatiques demeurent favorables. En Inde, les stocks de blé en date du 1er juin ont atteint 53,41 millions de tonnes (Mt), largement supérieurs à la cible du gouvernement à 27,6 Mt, et à leur plus haut niveau depuis 2021. En Ukraine, la récolte de blé est anticipée entre 23,5 et 24 Mt, comparativement à 23 Mt en 2025, selon l’association de producteurs ukrainiens.
Dans l’Union européenne, les exportations de blé tendre pour 2025-2026 sont en avance de 6,9 % par rapport à l’année récolte précédente, à 22,39 Mt. Les importations en maïs ont reculé de 9,7 % à 17,22 Mt. En France, les superficies de maïs sont estimées à 1,31 million d’hectares, en baisse de 9 % par rapport au mois précédent, de 19 % par rapport à l’an passé et de 13 % par rapport à la moyenne quinquennale, en raison des prix élevés des engrais azotés et des rendements décevants des dernières années.
L’agence météorologique de l’Australie signale que le phénomène météorologique El Niño s’est formé dans le Pacifique tropical et pourrait s’intensifier dans la deuxième moitié de 2026, possiblement jusqu’à devenir l’un des plus forts depuis les 70 dernières années. Plus de la moitié des modèles météo prévoient qu’à son apogée, il pourrait être le plus important depuis 1950. Un sort El Niño entraine généralement davantage de pluies dans les Amériques et des conditions sèches sur la côte est de l’Australie, entre autres. L’Australie est particulièrement vulnérable à ce phénomène météorologique, en raison des risques de sécheresses engendrant des pertes importantes de production.
