- Producteurs de grains du Québec
- Marché local - Selon les fermetures boursières du 5 février 2026
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Marché local - Selon les fermetures boursières du 5 février 2026
Le soya a terminé en hausse à la Bourse de Chicago, entrainant le maïs et le blé à sa suite, en raison de la hausse de l’objectif des achats chinois de soya américain pour la saison courante annoncée hier, passant de 12 millions de tonnes (Mt) à 20 Mt. Le dollar canadien s’est déprécié à la suite de la remontée de la devise américaine.
Les ventes hebdomadaires américaines ont été conformes aux attentes, quoiqu’elles se soient retrouvées plus près du bas de la fourchette que du haut : 1,04 Mt de maïs, 436 949 tonnes (t) de soya et 373 877 t de blé. Les ventes de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 31 % pour le maïs et de 17 % pour le blé, et sont en recul de 20 % pour le soya.
En Argentine, la condition de bonne à excellente a diminué de 7 % pour le soya et de 1 % pour le maïs, pour se situer respectivement à 40 % et 44 %. L’estimation de la production de maïs de la Bourse de grains de Buenos Aires a été revue en baisse de 1 Mt pour s’établir à 57 Mt, alors que celle de l’USDA se situe à 53 Mt.
Le prochain rapport de l’USDA sur l’offre et la demande des grains sera publié le mardi 10 février. Le marché estime que les stocks aux États-Unis ne devraient pas varier. Les estimations des récoltes brésiliennes pourraient augmenter d’environ 1,25 Mt pour le soya et de 1,5 Mt pour le maïs, tandis que celles de l’Argentine demeureraient inchangées. Les stocks mondiaux risquent de s’accroitre de 0,5 Mt pour le maïs et de 1 Mt pour le soya, alors qu’ils resteraient identiques pour le blé. Par ailleurs, Statistique Canada publiera demain ses premières estimations des superficies ensemencées au Canada pour 2026, avant celles des États-Unis le 19 février prochain lors du USDA Outlook.
L’accord entre Washington et Pékin menant à une hausse d’achats chinois de soya américain à 20 Mt apporte son lot d’incertitudes. La première raison en est que la fève de soya des États-Unis demeure plus chère que celle du Brésil : la différence de prix entre les deux serait de près de 50 $ US/tonne. La deuxième est la différence entre les tarifs chinois face aux importations des deux pays : 3 % pour le Brésil comparativement à 13 % pour les États-Unis. Il ne fait aucun doute que le secteur privé chinois n’achètera pas de fèves américaines et que seul le secteur public, COFCO ou Sinograin, le fera afin de plaire au président américain. Il faudra donc s’attendre à ce que les achats chinois s’accroissent entre la fin février et le début d’avril prochain, soit après les festivités du Nouvel An chinois, et la visite de Donald Trump à Pékin.
