- Producteurs de grains du Québec
- Marché local - Selon les fermetures boursières du 16 mars 2026
- Maïs
Marché local - Selon les fermetures boursières du 16 mars 2026
Les grains ont tous clôturé en baisse, menés par le soya qui a atteint un limit down, soit la baisse maximale permise en une seule séance boursière. Plusieurs facteurs expliquent ce repli. D’abord, Trump a laissé entendre qu’il pourrait repousser sa rencontre très attendue avec Xi Jinping si la Chine refusait de contribuer à la protection des navires circulant dans le détroit d’Ormuz. Ensuite, les productions brésiliennes de maïs et de soya se portent très bien, d’autant plus que les prévisions météo sont excellentes. Enfin, le conflit en Iran a apporté beaucoup de spéculation sur les marchés boursiers. La moindre annonce liée à ce conflit a le potentiel d’alimenter les variations de prix du pétrole brut ainsi que des autres commodités, comme les grains. Le pétrole brut a reculé en Bourse en raison de la possibilité que l’Agence internationale de l’énergie écoule davantage de pétrole que les 400 millions de barils consentis la semaine dernière. Le dollar canadien s’est apprécié d’à peu près un quart de cent, soutenu par la dépréciation de la devise américaine.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours demeurent excellentes en Amérique du Sud, où les bénéfices des pluies pour le développement des cultures surpassent les désavantages liés aux retards du battage et des semis. Les précipitations seront supérieures à la normale au Brésil et en Argentine, sauf dans la région englobant l’État du Paraná, le deuxième en importance dans la production du soya au Brésil, où les pluies varieront entre inférieures à la normale et près de celle-ci. Les températures seront fraiches en Argentine et variables au Brésil. D’ailleurs, au Brésil, la récolte de soya est complétée à 61 % et les semis de maïs safinha à 91 %, comparativement à l’année dernière à respectivement 70 % et 97 %.
Les exportations hebdomadaires américaines ont été conformes aux attentes pour le blé et le maïs, et les ont dépassées pour le soya : 343 022 tonnes (t) de blé, 1,66 million de tonnes (Mt) de maïs et 966 082 t de soya. Les exportations de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 19 % pour le blé et de 39 % pour le maïs, et en retard de 28 % pour le soya.
D’après l’Association des triturateurs d’oléagineux des États-Unis (NOPA), les États-Unis auraient trituré au moins 208,79 millions de boisseaux (Mbu) de soya en février, dépassant les attentes du marché et les données de l’an passé à 177,89 Mbu, une hausse de 17 %. Elles se situaient à 221,56 Mbu en janvier 2026, soit une baisse de 6 %. Les stocks d’huile de soya ont bondi de 10 % comparativement au mois passé ou de 38 % sur un an, pour atteindre 2,08 milliards de livres, leur plus haut niveau depuis avril 2020.
Trump a demandé l’aide de plusieurs pays, incluant la Chine, pour sécuriser le passage des navires dans le détroit d’Ormuz, mais la plupart ont refusé ou se sont abstenus. Il a alors déclaré au Financial Times que sans l’intervention chinoise, l’entretien avec Xi Jinping pourrait être repoussé. D’autres responsables américains ont évoqué un possible report de la rencontre entre Trump et Xi, afin que leur président puisse se concentrer sur son conflit en Iran. Par ailleurs, des représentants de Washington et de Pékin se sont rencontrés à Paris en fin de semaine. La Chine aurait manifesté une ouverture à augmenter ses achats de produits agricoles américains, notamment de poulet, de bœuf et de grains autres que de soya, et envisagerait même l’achat de 25 Mt de soya annuellement pendant trois ans. La décision finale reviendrait toutefois aux deux présidents.
