Marché local - Selon les fermetures boursières du 9 mars 2026
Les grains ont d’abord ouvert en hausse dans un contexte de tensions accrues en Iran, avant de se replier. Le maïs et le blé ont terminé en baisse et le soya mixte, après deux séances consécutives à la hausse. Le pétrole avait également ouvert en forte hausse à plus de 100 $ US le baril, le niveau le plus élevé depuis 2022, avant de se replier, mais clôturant toujours en hausse. Le dollar canadien s’est maintenu, malgré la hausse de l’or noir.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours en Amérique du Sud demeurent généralement positives. Au Brésil, on anticipe un temps chaud et humide, tandis qu’en Argentine, les précipitations devraient varier de faibles à près de la normale avec des températures chaudes.
Les expéditions hebdomadaires américaines se sont avérées conformes aux attentes pour le maïs et le soya, et supérieures pour le blé : 1,52 million de tonnes pour le maïs, 879 190 tonnes (t) de soya et 496 108 t de blé. Les exportations de l’année en cours par rapport à la précédente sont en avance de 42 % pour le maïs et de 20 % pour le blé, et accusent un retard de 30 % pour le soya.
Le Brésil a récolté 51 % de son soya, un retard de 10 % par rapport à l’an passé. Les semis de maïs safrinha sont complétés à 82 %, en retard de 10 % également comparativement à l’année dernière.
La guerre en Iran continue d’influencer indirectement le secteur des grains, notamment en perturbant l’approvisionnement en pétrole et en engrais. La nomination du fils de l’ancien chef suprême à la tête du pays réduit considérablement les perspectives de résolution rapide du conflit. Même en cas d’apaisement rapide, les prix élevés à la pompe devraient persister, étant donné les dommages causés aux infrastructures, la rupture de la chaine d’approvisionnement et les risques élevés pour le transport. Il est à noter que le cinquième de tout le pétrole ainsi que les gaz naturels liquéfiés passent par le détroit d’Ormuz. De plus, l’appréciation des énergies fossiles laisse craindre une autre vague inflationniste, ce qui pourrait influencer les banques centrales à redresser leurs taux d’intérêt ou à tout le moins annuler les baisses prévues.
Les chaines d’approvisionnement en soufre et en urée sont également fragilisées, alors que 50 % du soufre et 34 % de l’urée mondiaux transitent par le Moyen‑Orient. Le prix de l’urée a déjà bondi d’environ 30 %, ce qui représente des hausses pouvant atteindre 140 $ US la tonne courte dans la Corn Belt aux États-Unis. Pour l’instant, les prix du phosphate et de la potasse demeurent stables.
