Marché local en date du 26 octobre 2026
Les marchés ont amorcé la semaine en baisse sous la pression de l’avancement des récoltes aux États-Unis. Le soya a été entrainé à la baisse à la suite de la réélection de Lula da Silva à la présidence du Brésil. La Bourse de Sao Paulo ainsi que le réal brésilien ont réagi négativement à la nouvelle, les investisseurs craignant une discipline budgétaire moins rigoureuse. La dépréciation de la devise nationale d’environ 8,5 % en une seule séance boursière a amélioré la compétitivité du soya brésilien sur les marchés internationaux, tirant ainsi le contrat à terme de la fève à la baisse. Par ailleurs, toujours au Brésil, les semis de soya sont complétés à 40 % comparativement à 36 % l’an passé. Le dollar canadien s’est maintenu à près de 0,7155 $ US.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours en Amérique du Sud sont excellentes avec des précipitations supérieures à la normale au Brésil et en Argentine. Cependant, les fraiches températures prévues risquent de nuire au développement des cultures. Aux États-Unis, le temps chaud avec des pluies près de la normale devrait permettre une bonne progression du battage du maïs et du soya jusqu’au 31 octobre. Toutefois, les fortes pluies anticipées au début de novembre devraient ralentir les battages. Dans l’Ouest canadien, les précipitations demeureront près de la normale jusqu’au 1er novembre, puis d’importantes pluies sont anticipées en Saskatchewan, contrairement à l’Alberta et au Manitoba. Au Québec, les régions situées sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent connaitront des conditions sèches, tandis que la rive sud recevra des précipitations près de la normale, sauf en Montérégie où des pluies abondantes sont attendues les 2, 5 et 6 novembre.
Les exportations hebdomadaires américaines ont été excellentes pour le soya alors qu’elles ont été décevantes pour le maïs et le blé : 2,48 millions de tonnes de soya, 625 233 tonnes (t) de maïs et 183 824 t pour le blé. Les exportations de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 42 % pour le soya et accusent un retard de 8 % pour le maïs et de 35 % pour le blé.
Le conflit en Ukraine continue d’influencer le cours du blé. Zelensky a déclaré bénéficier du soutien complet des États-Unis pour la détection des attaques russes et avoir retrouvé l’accès au réseau internet satellitaire Starshield de SpaceX, après une semaine mouvementée sur le point politique entre Washington et Kyiv. L’Ukraine cherche de nouveaux moyens d’exporter son grain, notamment grâce à une entente avec la Turquie, l’Inde et l’Égypte. La proposition est qu’un bateau identifié sous le drapeau turc puisse charger des grains dans les ports russes ou ukrainiens à l’abri des attaques. Kyiv appuie l’initiative alors que Moscou s’y oppose. Les exportations ukrainiennes de grains par la mer Noire fonctionneraient à 38 % de leur capacité en raison de la recrudescence des hostilités depuis juillet dernier. La Russie explore également les diverses options pour exporter son blé. L’une d’entre elles est l’exportation de blé par conteneur vers la Turquie. Cette approche demeure inhabituelle, en raison de la capacité de transport limitée et des frais de transport dissuasifs.
Dans l’Ouest canadien, les récoltes sont presque terminées, alors qu’elles ont accumulé beaucoup de retard. Les récoltes sont terminées à 99 % en Saskatchewan (19 octobre), à 94 % en Alberta (20 octobre) et à 86 % au Manitoba (20 octobre). D’ailleurs, les récoltes manitobaines sont terminées à 19 % pour le maïs et à 80 % pour le soya.
