Marché local - Selon les fermetures boursières du 10 juillet 2026
Le maïs, le soya et le blé ont terminé en hausse à la suite du rapport mensuel de l’USDA sur l’offre et la demande. Celui-ci comportait quelques surprises, surtout pour l’année récolte 2025-2026, alors que les données sur les superficies ensemencées et récoltées et les stocks de blé pour 2025-2026 aux États-Unis avaient déjà été publiées le 30 juin dernier. Malgré le maintien des prix moyens aux États-Unis, le rapport a été haussier, en raison de la baisse des stocks de maïs aux États-Unis et des stocks mondiaux pour les trois principaux grains, malgré les révisions en forte hausse des productions sud-américaines de maïs et de soya. Par ailleurs, l’USDA a publié une vente de soya de 264 000 tonnes pour la Chine en 2026-2027, portant le total hebdomadaire à 872 000 tonnes. Le huard, quant à lui, est demeuré relativement stable.
Aux États-Unis, les stocks de début de maïs pour 2026-2027 ont été abaissés de 125 millions de boisseaux (Mbu) en raison de la hausse de 150 Mbu de la consommation animale en 2025-2026, en partie compensée par la baisse de 25 Mbu de la consommation pour l’éthanol. Les exportations pour 2025-2026 sont demeurées inchangées même si les ventes à l’exportation les ont déjà dépassées, atteignant 3 384,3 Mbu. Pour 2026-2027, la récolte a été renforcée de 5 Mbu (comme prévu) et les exportations ont été augmentées de 50 Mbu. Les stocks finaux de maïs ont été réduits de 170 Mbu, se situant à 1 790 Mbu. Le prix moyen est resté intact à 4,40 $ US/bu.
À l’international, les productions pour 2025-2026 ont été redressées de 4 millions de tonnes (Mt) pour l’Argentine et de 3 Mt au Brésil, tandis que celle du Mexique a été abaissée de 1 Mt. Les importations chinoises ont été réduites de 1 Mt pour se situer à un faible niveau de 5 Mt. Pour 2026-2027, la production a été réduite de 3,72 Mt en Union européenne, principalement en raison de la vague de chaleur en France, portant la production de cette dernière à son plus faible niveau en 30 ans. Par conséquent, les importations de l’Union européenne ont été relevées de 3 Mt. La production canadienne s’est accrue de 1,8 Mt, entrainant une hausse des exportations de 1,1 Mt. Les stocks mondiaux ont alors été réduits de 5,96 Mt.
Les stocks de début de soya aux États-Unis pour 2026-2027 ont été abaissés de 10 Mbu en raison d’une croissance équivalente des exportations en 2025-2026. Toujours pour 2026-2027, la production de soya a été rehaussée de 40 Mbu, soit 2 Mbu de plus que prévu, et les exportations ont été ajustées à la hausse de 30 Mbu. Les stocks de fin sont demeurés inchangés à 310 Mbu. Le prix moyen est resté identique à 11,40 $ US/bu.
Sur l’échiquier mondial, pour 2025-2026, la production argentine a été redressée de 2 Mt, entrainant une hausse de ses exportations de 0,75 Mt, et les importations chinoises ont été redressées de 1 Mt à 113 Mt. Pour 2026-2027, le seul changement notable est une hausse additionnelle de 1 Mt des importations chinoises à 115 Mt (un record). L’USDA souligne que la croissance de la production de tourteau de soya en Chine continue de croitre de 2 % par année. Les stocks mondiaux ont légèrement reculé de 0,71 Mt.
Les stocks de début du blé aux États-Unis pour 2026-2027 ont été abaissés de 15 Mbu — conformément au rapport sur les stocks du 30 juin —, en raison d’une hausse de la consommation fourragère de 18 Mbu pour 2025-2026, compensée par une baisse de 2 Mbu de la demande pour les semences. Le rendement du blé pour 2026-2027 s’est renforcé de 0,9 boisseau à l’acre et la production a été réduite de 7 Mbu. Par conséquent, les stocks finaux ont été abaissés de 22 Mbu à 722 Mbu. Le prix moyen est demeuré identique à 6,00 $ US/bu.
Sur la scène internationale, les stocks de début pour 2026-2027 ont été réduits de 0,91 Mt, en raison, principalement, d’une hausse des importations de 0,83 Mt au Moyen-Orient et de 0,42 Mt au Kazakhstan pour 2025-2026. Pour 2026,2027, les récoltes mondiales sont demeurées relativement semblables, car les hausses de 0,5 Mt en Ukraine et en Russie ont été compensées par la réduction de 1 Mt au Canada due au rapport sur les ensemencements du 30 juin dernier. Les exportations se sont accrues de 0,5 Mt en Argentine, en Russie et en Ukraine, en partie contrebalancées par une diminution de 0,5 Mt au Canada. Les stocks finaux ont été affaiblis de 2,58 Mt.
Selon l’état des cultures de la Tournée des Grandes Cultures du Québec, et comparativement à la moyenne quinquennale, le stade de développement des cultures accuse toujours un retard : de 5 % pour la fermeture des rangs du maïs (85 %); de 10 % pour le début de la floraison du soya (43 %); de 7 % pour l’épiaison du blé de printemps (72 %); de 21 % pour la maturité du blé d’automne (3 %).
Sur le marché local, la base du maïs a diminué de 0,01 $ US/bu pour livraison immédiate cette semaine, à 0,88 $ US/bu. Les producteurs ont profité de la forte hausse des marchés boursiers de lundi pour fermer des ventes de soya, autant de l’ancienne récolte que de la nouvelle, comme en témoigne le fort volume des ventes au SRDI. Pour la livraison immédiate, deux tendances se dégagent : certains acheteurs sont à la recherche de la fève avec une base autour de 0 $ US/bu et d’autres non avec une base aux environ de -0,50 $ US/bu. Cette disparité souligne l’importance de solliciter plusieurs acheteurs afin d’obtenir un juste prix. La base du soya s’est dépréciée de 0,30 $ US/bu pour livraison immédiate à -0,43 $ US/bu, tandis qu’elle s’est améliorée de 0,10 $ US/bu pour livraison à la récolte à -0,45 $ US/bu.
Nous vous invitons à lire le rapport complet des offres et demandes mondiales des grains publié aujourd'hui par l'USDA ainsi que les versions abrégées pour le maïs et le soya américains.
