Marché local - Selon les fermetures boursières du 18 mars 2026
Les grains ont tous clôturé en hausse à la Bourse de Chicago, soutenus par des corrections techniques ainsi que la remontée du pétrole brut en Bourse. Le canola s’est apprécié graduellement de 65 $ CA/t depuis février, influencé par le soya. Toutefois, contrairement à la fève, le contrat du canola a entièrement récupéré la perte d’environ 33 $ CA/t de mardi dernier. Le pétrole brut a poursuivi sa montée en raison du prolongement du conflit en Iran. D’ailleurs, Israël a annoncé avoir éliminé le ministre du Renseignement iranien. Le dollar canadien s’est maintenu, tout comme les taux directeurs au Canada et aux États-Unis. La Banque du Canada a conservé un taux à 2,25 %, demeurant prudente face à un contexte imprévisible. L’incertitude commerciale avec les États-Unis stimule une possible baisse du taux d’intérêt, afin de soutenir l’économie ou, inversement, le conflit en Iran risque d’entrainer une croissance de l’inflation, alimentant le scénario d’une hausse du taux.
Les prévisions météo pour les quinze prochains jours en Amérique du Sud se sont détériorées au Brésil et améliorées en Argentine. Au Brésil, on anticipe du temps chaud et sec, sauf au Mato Grosso, où les précipitations seront près de la normale, et dans l’est, où les pluies seront supérieures à la normale. En Argentine, les précipitations excéderont la normale avec des températures fraiches jusqu’au 26 mars, puis chaudes par la suite.
Les données hebdomadaires sur le secteur de l’éthanol aux États-Unis ont été décevantes : la production a reculé de 33 000 barils par jour et les stocks ont augmenté de 827 000 barils, pour se situer à 1,093 million de barils par jour et à 26,41 millions de barils.
Le ministre brésilien de l’Agriculture a annoncé l’envoi de deux représentants en Chine la semaine prochaine afin de négocier un protocole d’inspection répondant aux exigences chinoises sans nuire aux exportations brésiliennes. La semaine dernière, Cargill avait déclaré la suspension de ses expéditions de soya du Brésil vers la Chine après un durcissement des contrôles phytosanitaires portant sur les insectes nuisibles et les mauvaises herbes en réponse aux demandes chinoises. Certains analystes estiment que la Chine pourrait utiliser ces exigences pour réduire ses importations de soya du Brésil au profit des États-Unis, dans un contexte de négociation à venir entre Trump et Xi. Selon le ministre brésilien de l’Agriculture, si Pékin avait réellement voulu instaurer un embargo, elle aurait annulé directement ses achats. En Chine, les importations pour les deux premiers mois de l’année ont bondi de 208 % pour le maïs et de 1 069 % pour le blé par rapport à l’an passé, pour s’établir à 550 000 tonnes et 1,29 million de tonnes, respectivement.
