Marché local - Selon les fermetures boursières du 3 juin 2026
La Bourse de Chicago a hésité en matinée, les contrats à terme étaient mixtes. Puis, une fois de plus, la Bourse est devenue carrément baissière : les trois principaux grains ont clôturé avec des pertes.
La principale raison expliquant la tendance baissière de la Bourse est la météo du Midwest qui est favorable depuis le début des semis. Par ailleurs, les conditions météo se sont améliorées dans plusieurs autres pays exportateurs. L’Australie et la France, qui subissaient un assèchement notable durant la première moitié de mai, ont reçu de bonnes précipitations récemment - les perspectives de leurs récoltes se sont améliorées.
Par ailleurs, suite au sommet sino-américain qui s’est tenu à la mi-mai à Beijing, le marché attend toujours une reprise des achats chinois de grains. Il faut dire que les importateurs chinois sont astucieux : lorsque la Bourse suit une tendance baissière, ils ont tout intérêt à minimiser leurs achats pour ne couvrir que leurs besoins rapprochés, et à attendre pour couvrir leur demande ultérieure ….
Le canola fait bande à part et a clôturé en forte hausse. Le prix du canola s’est constamment apprécié depuis l’accord sino-canadien conclu au début de l’année : au cours des 5 derniers mois, le contrat de novembre a augmenté de plus de 175 $/tonne ou près de 28 %. Et ce contrat à terme a dépassé aujourd’hui la barre des 800 $/tonne. Depuis la levée des tarifs douaniers en mars, les importations chinoises de canola ont repris à pleine vitesse et le rythme est soutenu – la compagnie ferroviaire CPKC a établi un nouveau record en mai avec 2,9 millions de tonnes de grains transportées.
La production hebdomadaire américaine d’éthanol a augmenté de 19 000 barils par jour pour se situer à 1,11 million de barils par jour et les stocks ont diminué de 362 000 barils pour s’établir à 24,61 millions de barils.
Les conditions sèches des derniers jours ont permis une bonne progression des semis au Manitoba. Ceux-ci sont complétés à 71 %, en hausse de 16 % par rapport à la semaine précédente. Cela dit, le rythme des ensemencements accuse toujours un retard par rapport la moyenne quinquennale de 85 %.
