Marché local - Selon les fermetures boursières du 7 mai 2026
Les grains ont ouvert en baisse, puis ils se sont raffermis au cours de la séance pour terminer de neutres à baissiers, influencés par les fluctuations du pétrole brut liées à l’actualité en Iran. Selon un haut responsable iranien, le pays ne permettrait pas la réouverture du détroit d’Ormuz sans compensation de la part des États-Unis pour les dommages causés. Par ailleurs, la quasi-absence de menaces météorologiques aux cultures américaines exerce une pression à la baisse sur les prix des grains malgré un risque de gel dans certains États jugé très peu probable. Le marché demeure en attente du rapport de l’USDA sur l’offre et la demande des grains du 12 mai ainsi que de la rencontre entre Trump et Xi. Le dollar canadien est resté neutre.
Les ventes hebdomadaires américaines ont été décevantes pour le soya et le blé, tandis qu’elles ont été convenables pour le maïs. Pour l’ancienne récolte, elles se sont situées à 141 940 tonnes (t) de soya, 78 772 t de blé et 1,36 million de tonnes (Mt) de maïs, alors que pour la nouvelle récolte, elles se sont établies à 5 500 t de soya, 187 538 t de blé et 122 778 t de maïs. Les ventes de blé amorcent progressivement leur transition de l’ancienne vers la nouvelle année récolte, alors qu’il ne reste plus que 4 semaines à 2025-2026. Les ventes de l’année récolte en cours par rapport à la précédente sont en avance de 16 % pour le blé et de 28 % pour le maïs, et elles accusent un retard de 18 % pour le soya.
Selon le système de surveillance de la sécheresse aux États-Unis, la proportion de terres anormalement sèches est en baisse de 1 % dans le Midwest à 19 % et a augmenté de 1 % dans les hautes plaines à 78 %. Dans les trois principaux États dans la production du blé d’automne aux États-Unis, ce ratio s’est accru de 1 % au Kansas à 71 %, a été réduit de 2 % au Texas à 82 % et est resté stable en Oklahoma à 100 %.
Statistique Canada a publié les stocks de grains en date du 1er mars 2026. Au Québec, les stocks de grains à la ferme par rapport à l’an passé ont diminué de 22 % pour l’avoine (28 000 t), de 23 % pour le blé (88 000 t), de 50 % pour le canola (4 000 t), de 10 % pour le maïs (1,49 Mt), de 15 % pour l’orge (29 000 t) et de 63 % pour le soya (150 000 t); seuls les stocks de seigle ont augmenté de 25 % (25 000 t). Au Canada, les stocks à la ferme et commerciaux par rapport à l’an passé ont augmenté de 21 % pour l’avoine (1,91 Mt), de 12 % pour le blé (19,47 Mt), de 27 % pour le canola (9,99 Mt) et de 4 % pour le maïs (7,45 Mt); les stocks d’orge demeurent stables (3 Mt) et ceux de soya ont été réduits de 46 % (1,5 Mt).
L’USDA publiera ses premières estimations sur l’offre et la demande des grains le 12 mai. Les marchés anticipent une baisse de la production par rapport à 2025-2026 d’environ 240 millions de boisseaux (Mbu) pour le blé (1,75 milliard de boisseaux [Gbu]) et de 1 100 Mbu pour le maïs (15,93 Gbu), ainsi qu’une hausse de 182 Mbu pour le soya (4,44 Gbu). Les stocks de grains aux États-Unis pourraient diminuer de près 120 Mbu pour le blé et de 205 Mbu pour le maïs, tandis qu’ils pourraient augmenter de 10 Mbu pour le soya. Les stocks mondiaux pourraient être réduits de 2,57 Mt pour le blé et de 6,33 Mt pour le maïs et s’accroitre de 1,29 Mt pour le soya. En Amérique du Sud, les estimations de production pour 2025‑2026 pourraient être revues à la hausse, notamment de 4 Mt pour le maïs et de 0,5 Mt pour le soya en Argentine, ainsi que de 1,5 Mt pour le maïs au Brésil, la production de soya brésilienne demeurant inchangée.
Nous vous invitons à consulter la mise à jour sur l'offre et demande du maïs au Québec.
